Dolce Vita

A l’instar d’autres pays de l’Union Européenne, l’Italie cherche à son tour à attirer les retraités disposant de revenus confortables.

Après avoir instauré un statut au « forfait » (impôt forfaitaire de €100 000 par an, portant sur l’ensemble des revenus mondiaux du contribuable), le pays présente la « flat tax » des retraités : une taxe forfaitaire de 7% sur les revenus pour les retraités étrangers qui viennent s’installer sur son territoire.

Pour avoir droit à cet avantage fiscal, valable cinq ans, les personnes intéressées doivent s’installer dans une ville de moins de 20 000 habitants, dans une des huit régions du Sud de l’Italie : la Sicile, la Calabre, la Sardaigne, la Campanie, les Pouilles, les Abruzzes, le Molise ou la Basilicate.

A noter que cette idée avait déjà été expérimentée par le Portugal. Le nombre de citoyens français s’y étant installés avait ainsi bondi de 35% en 2017.

Toutefois, les administrations fiscales étrangères ne voient pas d’un bon œil ce genre de législation qui permet à un état de contourner les conventions fiscales bilatérales. En réaction à cette politique fiscale, la Finlande a, par exemple, dénoncé sa convention fiscale avec le Portugal, qui n’est ainsi plus en vigueur depuis le 1er janvier 2019.