BURGONOMÉTRIE

Après une pause de quelques années, l’indice big mac du très distingué Economist est de retour !

À l’opposé des autres indicateurs économiques plus austères, l’indice qui étudie le prix du célèbre sandwich dans une cinquantaine de pays permet d’évaluer le pouvoir d’achat dans chacun d’eux. Autrement dit, il permet de comparer la valorisation des devises les unes par rapport aux autres, avec le Big Mac, et donc le Dollar US comme benchmark. Particularité cette année, l’indice a été mis à jour en utilisant le prix fourni par McDonalds et la méthodologie a été ajustée au PIB.

Constat : il semblerait que plus des trois quarts des devises soient actuellement sous-évaluées.

Le Bolivar vénézuélien (-62%) serait la monnaie la plus sous-évaluée au monde, mais également, et de façon peut être plus inattendue quand on sait que c’est l’une des villes les plus chères au monde, le Dollar de Hong Kong (-48%).

L’Euro, pour sa part, ne serait qu’à 4% en dessous de son « juste prix » alors que le Franc Suisse serait surévalué de plus de 30% ! En effet, à 6,48 CHF le big mac, la Suisse est le pays où se restaurer dans la fameuse enseigne revient le plus cher. Et si ce même sandwich vaut 5,03CHF à Montevideo, nul doute qu’il est plus facile pour un Suisse avec un salaire moyen de 5084 CHF de goûter à ce plaisir calorique qu’un Uruguayen, avec un salaire moyen de 590 CHF… et une devise surévaluée de près de 20% !

De la relativité donc d’un indice, quel qu’il soit. Ce qui n’empêche pas de voir certaines salles de marché utiliser, entre autres, le Big Mac Index dans leurs analyses !