L’empire d’Albion au service du Brexit

Selon le dernier classement établi par Tax Justice Network, les Iles Caïman, les USA et la Suisse seraient les pays les plus opaques en matière de finance internationale et de fiscalité. En Europe, la Suisse, le Luxembourg, le Royaume-Uni et les Pays-Bas font toujours figure de places fortes de l’opacité financière mondiale.

 

La troisième place du Royaume-Uni en Europe s’explique surtout par le réseau étendu de la Couronne britannique. L’ONG parle même d’une sous-traitance de son opacité financière via son réseau de juridictions satellites.

 

Ce vaste réseau est composé des Iles Vierges Britanniques, Guernesey, Jersey, l’Ile de Man, Gibraltar, les Bermudes, Anguilla, les Iles Turques-et-Caïques et Montserrat.

 

Depuis le départ effectif du Royaume-Uni de l’Union Européenne le 31 janvier dernier, beaucoup d’observateurs s’interrogent sur la stratégie du gouvernement britannique. La volonté du Premier Ministre de transformer la City en un « Singapour sur Tamise » suscite des craintes de voir le secteur financier prendre encore plus de place. La course au moins disant réglementaire et normatif pourrait donc être un risque supplémentaire avec le Brexit.

 

Mais l’Europe ne devrait pas se laisser enfermer dans cette surenchère. Ainsi la France, et plus particulièrement la place financière parisienne, longtemps décriée pour sa fiscalité et ses lourdeurs bureaucratiques, pourrait bénéficier de cette situation compte tenu des évolutions des dernières années.