Le family office, un indicateur avancé ?

UBS et Campden Wealth Research ont dévoilé l’édition 2019 de leur rapport dédié aux family offices. Cette enquête, menée auprès de 360 family offices internationaux dont le montant des actifs sous supervision s’élève en moyenne à $971M, s’intéresse notamment à leurs performances, à leurs anticipations de marché, ou encore à leur implication face au changement climatique.

La grande tendance pointée lors de cette dernière édition est l’attrait de l’immobilier, qui atteint désormais 18% du total. Plus largement, les investissements alternatifs représentent maintenant 40% du portefeuille moyen, une augmentation de 1,4% par rapport à l’étude 2018. Cette évolution s’explique, en période de taux bas et de volatilité des marchés financiers, par la recherche de rendement et de diversification.

Les prévisions pour 2020 montrent d’ailleurs que 39% des investisseurs prévoient d’accroître le poids des investissements en private equity. 28% le feront à travers des fonds et 16% rechercheront à faire croître la part immobilière de leur patrimoine.

Si les actifs moyens d’un family office délivrent une performance annuelle de 5,4%, le capital-investissement se distingue des autres classes d’actifs, avec un rendement annuel moyen de 16% pour les investissements directs, et 11% pour les investissements réalisés via des fonds. Plus de la moitié des répondants (55%) anticipe cependant un repli en 2020, et commence à mettre en place des actions pour y faire face.

Ainsi, 45% des family offices revoient leur stratégie d’investissement afin de limiter les risques, tandis que 42% augmentent leurs réserves de trésorerie.Il apparaît enfin que 8 répondants sur 10 s’attendent à ce que les familles les plus fortunées du monde jouent un rôle actif dans la lutte contre les changements climatiques. A ce jour, 33% des family offices interrogés se sont engagés dans l’investissement socialement responsable et 19% de leurs actifs sont dédiés au développement durable.