Here’s … Greenwashing !

La saison des frayeurs n’est pas finie pour tout le monde. Un nouveau spectre terrifie les entreprises et autres acteurs économiques depuis quelques temps : le greenwashing. Un terme traduisant simplement cette action du faux, de marketing trompeur de responsabilité écologique.

D’ailleurs, les deux semaines du sommet de la COP26 sont venues confirmer les préoccupations ESG. En effet, enquêtes et études, sans oublier les nouvelles règlementations (SFDR), démontrent l’intérêt grandissant pour les investissements durables, responsables et à impact. Les entreprises sont donc sous le feu des projecteurs et doivent démontrer leur engagement sur le front environnemental, social et/ou de gouvernance. Mécaniquement, plus il devient nécessaire d’être « vert », plus il y a de chances que les cas de « faux verts » augmentent.

Cependant, il n’est pas impossible que le greenwashing trouve aussi sa source dans la vitesse à laquelle cette évolution s’opère, alors que règlementations et définitions émergent plus péniblement.

Si la demande pour des produits financiers durables croit fortement, il n’existe aucune définition internationale et commune sur ce qui fait leur durabilité. Les labels et certificats fleurissent en Europe au même rythme que croît le secteur, mais ces derniers manquent de cohérence et restent largement basés sur de l’auto-déclaratif. Alors que ces caractéristiques sont aujourd’hui un passage obligé pour pouvoir se présenter sur certains marchés.

Finalement les mêmes produits peuvent être ESG pour certains labels mais pas pour d’autres. D’autre part, certains secteurs ou certains produits semblent impossible à classifier ; par exemple les puces électroniques qui servent autant les medtechs que les missiles balistiques…

Ainsi, déterminer ce qui est durable ou greenwashing revêt encore une grande part de subjectivité. Aux investisseurs et aux gestionnaires de parer aux incompréhensions, en clarifiant leurs attentes pour les premiers, en renforçant la transparence de leurs produits pour les seconds. En attendant de retrouver une terre plus ferme et un cadre plus clair….