Vieux singes et nouvelles grimaces

Cryptomonnaies, néo-banques, fintechs … autant de (plus ou moins) nouveaux arrivants qui témoignent de la transformation rapide des offres et des attentes en matière de services financiers et bancaires. Pour les banques privées, suisses en particulier, la question de l’adaptation aux nouveaux outils et produits numériques n’est pas une préoccupation nouvelle. Les progrès restent cependant lents, alors que la digitalisation joue un rôle grandissant dans la constitution et fidélisation de la clientèle.

Perdu d’avance ? Pas nécessairement.

Les banques privées bénéficient encore d’un certain nombre d’avantages : leur taille et leur expérience, mais aussi leur capacité à accueillir des capitaux et à accorder des prêts. Leurs ressources humaines, hautement formées, sont clé dans cette industrie. Sans compter, bien sûr, les efforts sur la digitalisation de la relation client, les investissements dans les services mobiles, l’engagement sur les réseaux sociaux, et l’ouverture aux cryptoactifs, qui démontrent la volonté de ne pas céder de terrain à des acteurs qui bénéficient, dès leur naissance, d’infrastructures informatiques à la pointe de la technologie. Mais qui n’ont pas encore démontré leur capacité de profitabilité et de pérennité de la relation client.

Le family office, observateur et utilisateur, devrait être aux premières loges pour extraire le meilleur de cette évolution !

Chiffre lié : 150%, la croissance du secteur de la fintech entre 2015 et 2020