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	<title>Perspectives Archives - MJ&amp;Cie</title>
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	<title>Perspectives Archives - MJ&amp;Cie</title>
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		<title>MARCHÉ : LA FIN DE L’ILLUSION DE STABILITÉ</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 09:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il aura suffi de quelques dizaines de kilomètres de mer pour rappeler la fragilité des équilibres sur lesquels repose notre prospérité. La fermeture, puis la réouverture, du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, n’a pas seulement fait vaciller le cours du baril : elle a [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il aura suffi de quelques dizaines de kilomètres de mer pour rappeler la fragilité des équilibres sur lesquels repose notre prospérité. La fermeture, puis la réouverture, du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, n’a pas seulement fait vaciller le cours du baril : elle a illustré combien la fluidité des échanges internationaux, longtemps considérée comme acquise, demeure vulnérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le franchissement de ce détroit, et demain peut-être d’autres routes stratégiques, venait à être entravé ou renchéri, c’est toute l’architecture du commerce mondial qui s’en trouverait affectée. L’épisode s’inscrit dans une tendance plus structurelle : montée du protectionnisme, recherche d’autonomie stratégique et reconfiguration des chaînes d’approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode marque un basculement plus large : celui du passage d’un monde fluide à un environnement marqué par des frictions croissantes, où les chocs exogènes redeviennent déterminants. Pendant plus d’une décennie, l’abondance de liquidité a contribué à amortir une grande partie des risques. Cette phase semble progressivement toucher à ses limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran a permis d’écarter les scénarios les plus défavorables. L’inflation devrait rester contenue sans refluer franchement à court terme. Dans cet environnement, la sélectivité s’impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés d’actions ont fait preuve de résistance au premier semestre 2026, soutenus par des résultats d’entreprises solides et des anticipations de modération de l’inflation. Cette résilience ne doit toutefois pas masquer certaines fragilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valorisations américaines évoluent à des niveaux historiquement élevés. Plus significatif encore, le rendement des actions du S&amp;P 500 (3,6 % début juin) est désormais inférieur à celui des obligations du Trésor américain à dix ans, alors qu’il leur était historiquement supérieur de plus de deux points. La prime de risque actions s’est ainsi largement évaporée – une situation difficilement soutenable dans un environnement plus incertain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concentration croissante des indices constitue un second point d’attention. Les « Magnificent 7 » concentrent une part déterminante de la performance des marchés américains, ce qui en accroît mécaniquement la vulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté obligataire, la question budgétaire américaine reste centrale. L’augmentation des besoins de financement pourrait conduire les investisseurs à exiger une rémunération plus élevée sur la dette souveraine de long terme. Dans ce contexte, les échéances courtes et le crédit de qualité conservent leur pertinence, complétés, à des fins de diversification, par certaines expositions à la dette émergente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les actifs alternatifs continuent de s’imposer dans les allocations, mais le retour du risque appelle davantage de discernement. La dette privée, présentée comme une source de rendement décorrélé, a récemment montré certaines limites. Les tensions observées sur certains véhicules cotés de dette privée (notamment les Business Development Companies ou BDC américaines) ont moins révélé une dégradation des fondamentaux qu’un enjeu structurel : l’inadéquation entre des actifs peu liquides et des attentes croissantes de liquidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un marché de plus de 3 500 milliards de dollars, le comportement des investisseurs pourrait devenir une source de volatilité à part entière. Les marchés européens apparaissent plus résilients, sans être immunisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2026 confirme ainsi une transition : la liquidité ne suffira plus à absorber les chocs, et la hiérarchie des risques sera plus mouvante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les investisseurs, l’enjeu n’est plus seulement de capter la performance des marchés, mais d’adapter les portefeuilles à un monde où les primes de risque pourraient se reconstituer, où les chocs exogènes redeviendraient plus fréquents et où la dispersion des performances s’accentuerait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, discipline d’allocation, diversification réelle et attention portée à la liquidité redeviennent centrales. Dans un environnement moins fluide, la recherche de performance ne saurait se substituer à celle de robustesse. Les deux devront désormais avancer de concert.</p>
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		<title>Immobilier : l&#8217;heure du grand tri</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/immobilier-lheure-du-grand-tri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 08:58:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après trois années marquées par la remontée des taux et la contraction de la liquidité, un nouveau facteur de risque s’est ajouté ce printemps : la résurgence de tensions inflationnistes, en partie liée aux chocs énergétiques récents. Les grandes banques centrales ont renoué avec un discours de fermeté. Une certitude [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après trois années marquées par la remontée des taux et la contraction de la liquidité, un nouveau facteur de risque s’est ajouté ce printemps : la résurgence de tensions inflationnistes, en partie liée aux chocs énergétiques récents. Les grandes banques centrales ont renoué avec un discours de fermeté. Une certitude s’impose désormais : le rendement ne viendra plus de la baisse des taux, mais de la capacité des actifs à générer des revenus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant près de quinze ans, la compression des taux a porté les valorisations presque indépendamment de la qualité des actifs. Cette époque est révolue. Les capitaux reviennent, le financement fonctionne à nouveau, mais ils se concentrent désormais sans concession sur les actifs les mieux situés, les plus récents et les plus performants énergétiquement. La polarisation entre actifs « prime » et actifs secondaires n’a jamais été aussi marquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le « flight to quality » domine désormais la plupart des marchés développés. Les immeubles obsolètes subissent une décote croissante, alourdie par le coût de leur mise aux normes. La création de valeur repose davantage sur l’action &#8211; rénovation, amélioration énergétique, gestion active &#8211; que sur le marché lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution rappelle une caractéristique souvent oubliée de l’immobilier : sa vocation première n’est pas la spéculation, mais la production de revenus et la préservation du capital dans la durée. Dans un environnement moins porté par la liquidité, l’immobilier retrouve progressivement sa fonction patrimoniale d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, le signal le plus net vient du résidentiel : les prix ne progressent plus que de 1,7 % sur un an, leur rythme le plus faible depuis 2012, et quinze des vingt principales métropoles enregistrent désormais une baisse. La dispersion domine : les actifs les mieux positionnés résistent, les segments secondaires poursuivent leur ajustement. Les centres de données, portés par l’essor de l’intelligence artificielle, demeurent particulièrement recherchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe, la reprise se confirme, mais elle change de nature. Les rendements futurs viendront davantage des loyers que d’une nouvelle compression des taux. Le résidentiel s’impose comme une classe d’actifs centrale, soutenue par un déficit structurel d’offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, deux facteurs commandent désormais les prix : l’emplacement et la performance énergétique. Le DPE est devenu un véritable critère de valorisation. Les grandes métropoles résistent mieux que les marchés secondaires, dans un contexte encore marqué par le niveau des taux et l’incertitude politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Suisse continue de faire figure d’exception. Avec un taux directeur à 0 % et des taux hypothécaires proches de 1,5 %, le financement demeure accessible. Le prix moyen d’une maison individuelle a franchi le seuil de 1,2 million de francs, poursuivant une progression certes ralentie, mais continue depuis plus de vingt ans. La tension reste particulièrement forte sur l’Arc lémanique, Genève en tête. Seul point de vigilance : la sensibilité croissante des taux longs aux tensions inflationnistes mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques segments continuent de bénéficier de dynamiques structurelles favorables : le résidentiel et le « living », soutenus par les tensions persistantes sur l’offre ; la logistique, portée par la réorganisation des chaînes d’approvisionnement ; l’hôtellerie, qui bénéficie de la croissance des flux touristiques internationaux ; et les centres de données, dont le développement accompagne l’explosion des besoins numériques liés à l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2026 ne marque pas le retour d’un marché porté par la seule liquidité. Elle marque le retour d’un marché où la qualité des actifs, leur capacité d’adaptation et la qualité de leur gestion redeviennent déterminantes. Dans ce nouveau cycle, l’immobilier cesse progressivement d’être un simple pari sur l’évolution des taux pour redevenir ce qu’il a toujours eu vocation à être : un actif de long terme fondé sur l’emplacement, le revenu et le temps.</p>
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		<title>ART : LA CONCENTRATION DE LA VALEUR</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/art-la-concentration-de-la-valeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 08:52:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant deux ans, le marché de l’art a semblé ralentir. Moins de records, des acheteurs plus prudents, des ventes irrégulières : l’euphorie post-pandémie s’est estompée. Mais cette accalmie cache une réalité plus profonde. La vente organisée par Christie’s à New York au printemps en a fourni l’illustration la plus frappante [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pendant deux ans, le marché de l’art a semblé ralentir. Moins de records, des acheteurs plus prudents, des ventes irrégulières : l’euphorie post-pandémie s’est estompée. Mais cette accalmie cache une réalité plus profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vente organisée par Christie’s à New York au printemps en a fourni l’illustration la plus frappante : en une seule soirée, plus de 1,1 milliard de dollars d’œuvres ont été adjugés, avec un taux de vente exceptionnel. Un Pollock et un Rothko ont atteint des niveaux historiquement élevés, confirmant que la liquidité n’a pas disparu. Elle s’est concentrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concentration constitue sans doute le véritable visage du marché de l’art aujourd’hui. Les œuvres majeures, rares, documentées et “fraîches” continuent d’attirer les grandes fortunes internationales et les institutions. À l’inverse, les œuvres plus communes ou insuffisamment différenciées peinent davantage à trouver preneur. Le marché ne paie plus la signature. Il paie l’évidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement n’est pas isolé. Dans l’immobilier, la demande se concentre sur le prime. Sur les marchés financiers, une poignée de valeurs porte l’essentiel de la performance. L’art suit la même tendance : une polarisation croissante, où seules les œuvres de qualité absolue captent la valeur et la liquidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier cycle de ventes internationales confirme cette dynamique. Malgré un environnement macroéconomique incertain, la demande demeure forte pour les œuvres “trophées”, en particulier sur les segments de plusieurs dizaines de millions de dollars, où la compétition reste soutenue. À l’inverse, le marché intermédiaire apparaît plus hésitant, révélant une sélectivité accrue des acheteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les collectionneurs, l’enseignement est clair : l’art redevient un marché d’expertise avant d’être un marché de tendance. La provenance, la rareté, l’état de conservation et l’importance historique redeviennent déterminants. Un grand nom ne suffit plus. Il faut la bonne œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la dimension patrimoniale de l’art reste intacte, mais elle doit être comprise avec nuance. Les œuvres majeures peuvent constituer des réserves de valeur reconnues à l’international et relativement décorrélées des actifs financiers traditionnels, mais leur rôle dans une allocation demeure par nature sélectif et opportuniste. Cette caractéristique s’accompagne en outre de contraintes fortes : illiquidité, coûts de détention, opacité des valorisations et dépendance à la qualité du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2026 ne marque donc pas le retour d’un marché euphorique. Elle confirme une transformation plus profonde : celle d’un marché plus professionnel, plus exigeant et plus concentré. Pour les investisseurs, l’enjeu n’est plus d’accompagner une tendance générale, mais d’accéder à des œuvres capables de conserver leur désirabilité dans le temps. Comme pour les autres classes d’actifs, la valeur se concentre sur un nombre limité d’opportunités réellement différenciantes. L’expertise, la sélection et la patience redeviennent les clés de la création de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Marchés : l&#8217;équilibriste</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/marches-lequilibriste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 16:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie mondiale, en cette fin 2025, évoque un funambule concentré : un pied devant l’autre, soufflesuspendu sous le regard d’un public qui retient sa respiration… mais la traversée continue. La croissanceralentit mais tient, l’inflation se calme sans disparaître, et les banques centrales avancent à pas comptés :l’équilibre est réel, mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’économie mondiale, en cette fin 2025, évoque un funambule concentré : un pied devant l’autre, souffle<br>suspendu sous le regard d’un public qui retient sa respiration… mais la traversée continue. La croissance<br>ralentit mais tient, l’inflation se calme sans disparaître, et les banques centrales avancent à pas comptés :<br>l’équilibre est réel, mais rien ne semble acquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous voilà dans l’ère de la slowflation, ce régime hybride où l’élan repose autant sur les géants<br>technologiques (les Mag 7, qui courent le marathon en sprintant) que sur des politiques budgétaires<br>généreuses. Derrière cette façade résiliente, les vieux fantômes, dette publique, démographie,<br>géopolitique, rôdent encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>États-Unis : plateau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie américaine ralentit, mais ne cale pas. Le point sensible ? La consommation : ces derniers mois,<br>le top 10 % des ménages a assuré près de la moitié des dépenses, porté par les marchés actions et l’essor<br>de l’IA (les Mag 7 encore). Si cet “effet richesse” se tarit, l’élan pourrait faiblir. L’emploi montre des signes<br>de fatigue, l’immobilier reste verrouillé par des taux élevés, la confiance glisse légèrement. Mais les<br>bénéfices résistent, dopés par les investissements massifs en IA et infrastructures, ce qui maintient le<br>scénario d’un atterrissage en douceur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Fed a enclenché le cycle de baisse des taux, attendus autour de 3,5 % fin 2025. En parallèle,<br>l’administration Trump mélange relance fiscale et protectionnisme : un cocktail qui stimule la demande<br>mais ajoute une couche d’incertitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Europe : accalmie fragile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En zone euro, une inflation revenue autour de 2,1 % permet à la BCE de relâcher un peu la bride. Mais la<br>croissance reste modeste et très inégale. L’Allemagne peine à sortir de son marasme industriel, la France<br>jongle entre contraintes budgétaires et turbulences politiques. Heureusement, le Sud, lui, surprend :<br>l’Espagne et le Portugal affichent plus de dynamisme, soutenus par l’investissement public et un tourisme<br>robuste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les indices européens progressent, mais manquent encore d’un moteur clair. Si l’Europe était un athlète,<br>on dirait qu’elle s’échauffe… sans pouvoir encore s’aligner pour la course.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marchés financiers sur la crête</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les actifs risqués, eux, gardent le sourire. Le High Yield, la dette d’entreprises et le crédit bénéficient d’un<br>double moteur : l’espoir d’un assouplissement monétaire durable (la nomination du nouveau président<br>de la Fed en 2026 suscite des attentes) et la résilience des entreprises. Le marché primaire est en forme,<br>les nouvelles émissions sont largement sursouscrites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les indices reflètent cet état d’esprit : +12 % pour le S&amp;P 500 et le Stoxx 600 depuis janvier. Les spreads se<br>resserrent, les taux longs refluent, l’or dépasse 4 000 $ l’once, le pétrole recule, le dollar rebondit (avant<br>sans doute de reprendre sa glissade).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés avancent donc sur une crête étroite : l’air est vif à de tels sommets, grisant peut-être même…<br>mais le vent peut tourner vite. Et la bascule être violente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Actifs privés : ça tourne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les actifs privés, private equity, dette privée, infrastructures, actifs réels, occupent désormais une place<br>majeure dans les allocations d’investissement. Leur poids a doublé en dix ans pour dépasser<br>12 000 milliards de dollars, représentant aujourd’hui près de 35 % des portefeuilles des family offices. Si leur<br>évolution n’est pas exempte de turbulences, ces marchés offrent des cycles plus longs, une exposition<br>directe à l’économie réelle et une décorrélation bienvenue face au bruit et à la volatilité instantanée des<br>marchés financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conjoncture diffère selon les régions :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>&#8211; Aux <strong>États-Unis</strong>, le private equity bénéficie d’un rebond marqué, porté par de très grosses opérations,<br>une forte capacité d’investissement et un marché des sorties (IPO, M&amp;A) légèrement plus dynamique.<br>L’innovation, la tech et la santé restent des moteurs clés, avec une rapidité d’exécution et des<br>valorisations souvent élevées.<br>&#8211; En <strong>Europe</strong>, la reprise est plus progressive, axée sur le mid-market et la diversification sectorielle, avec<br>une forte intégration des critères ESG. Les contraintes réglementaires sont plus strictes, les cycles de<br>détention plus longs, et le marché secondaire (fonds de continuation, opérations secondaires) gagne<br>en importance pour offrir de la liquidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, les actifs privés s’imposent comme un pilier durable et stratégique dans la construction<br>de valeur à long terme, en complément des marchés cotés, mais avec des dynamiques et des rythmes<br>propres à chaque continent, soulignant la pertinence de la diversification géographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2026 : terrain glissant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse des actifs en 2025 n’a rien d’un miracle ; elle repose sur des fondations plus solides qu’on ne<br>l’aurait cru : bénéfices en progression, inflation en normalisation, banques centrales plus souples,<br>politiques budgétaires actives et investissements IA massifs. L’économie mondiale repose ainsi sur quatre<br>piliers : baisse progressive des taux, soutien budgétaire, essor technologique et effet richesse (à surveiller<br>de près).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, la dynamique reste positive… mais sous tension. Une résurgence d’inflation, une surprise<br>politique, un choc commercial, et le funambule pourrait vaciller. Ce sera une année où il faudra éviter aussi<br>bien l’euphorie que les prophéties sombres : discipline, diversification et vision long terme seront les<br>meilleurs filets de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie avance encore. Sur un fil, certes, mais avec un sens de l’équilibre qui force autant l’admiration<br>que la vigilance.<br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>Immobilier : clair-obscur</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/immobilier-clair-obscur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 15:35:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une période de tensions et d’ajustements parfois brutaux, le marché immobilier mondial amorceune normalisation progressive. La détente des taux d’intérêt offre un peu d’air, mais le financement restenettement plus coûteux qu’au cours de la décennie précédente. Les transactions reprennent, certainesvalorisations se stabilisent, mais la reprise reste sélective : les actifs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après une période de tensions et d’ajustements parfois brutaux, le marché immobilier mondial amorce<br>une normalisation progressive. La détente des taux d’intérêt offre un peu d’air, mais le financement reste<br>nettement plus coûteux qu’au cours de la décennie précédente. Les transactions reprennent, certaines<br>valorisations se stabilisent, mais la reprise reste sélective : les actifs « prime » &#8211; modernes, durables, bien<br>situés et conformes aux normes ESG &#8211; concentrent toujours l’essentiel de la demande, tandis qu’un stock<br>vieillissant peine à trouver preneur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ESG : facteur de différenciation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critères ESG s’imposent désormais comme un pivot des choix d’investissement. Les actifs conformes<br>affichent des valeurs stables et une liquidité préservée, tandis que les biens obsolètes subissent des<br>décotes importantes. Cette polarisation influence directement les volumes de transactions et les<br>stratégies des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>États-Unis : prudence et sélectivité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre-Atlantique, le résidentiel reste tendu : l’offre est insuffisante et la demande résiste malgré des taux<br>hypothécaires autour de 7 %. Les loyers poursuivent leur ascension, notamment à Miami, Los Angeles ou<br>New York, où les biens « prime » tutoient les 27 500 $/m².</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bureaux connaissent une dynamique à deux vitesses : les immeubles rénovés et bien situés trouvent<br>preneur, tandis que les surfaces secondaires stagnent. La logistique, portée par la reconfiguration des<br>chaînes d’approvisionnement, continue de bénéficier d’une forte demande, notamment dans les hubs du<br>Sud et de la Côte Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Europe : reprise hétérogène</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En zone euro, les premières baisses de taux ont relancé certains segments résidentiels « prime », mais la<br>reprise reste sélective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’effondrement du volume des transactions a durement frappé le marché, accentuant la<br>sélectivité. L’offre reste concentrée sur les biens les plus liquides et bien notés sur le plan ESG. Les bureaux<br>souffrent d’un taux de vacance élevé pour les actifs non rénovés. Le résidentiel est perçu comme une<br>véritable valeur refuge. À Paris, le résidentiel d’exception atteint désormais 20 400 $/m², un record<br>historique, tandis que le haut de gamme « classique » se situe autour de 12 500 €/m².</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne, de son côté, peine à sortir de la crise récente, avec des prix en recul et des projets gelés.<br>Dans le même temps, l’Espagne, le Portugal et l’Italie profitent du rebond du tourisme et d’une demande<br>locative dynamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chine : normalisation lente</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché chinois reste le principal point de fragilité. Surconstruction, pression démographique et<br>fragilité des promoteurs freinent la reprise. Les mesures de soutien de Pékin n’effacent pas l’ajustement<br>structurel nécessaire : stocks élevés, demande faible et finances locales contraintes. Seuls les actifs<br>« prime » des grandes métropoles peuvent espérer se stabiliser à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marchés émergents : opportunités et prudence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Asie du Sud-Est, l’Inde et le Moyen-Orient continuent de bénéficier de moteurs structurels : urbanisation<br>rapide, croissance démographique et relocalisation industrielle. Logistique et hôtellerie y sont<br>particulièrement dynamiques. Dans les pays du Golfe, l’afflux de capitaux et la flambée des volumes font<br>planer un risque de surchauffe, notamment à Dubaï, où la régulation s’intensifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Perspectives et vigilance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les investisseurs privilégieront les actifs performants, bien situés et conformes aux<br>critères ESG les plus exigeants. Ils cibleront les marchés portés par des tendances structurelles : logistique,<br>résidentiel dans les grandes métropoles, hôtellerie dans les zones touristiques dynamiques. Enfin, ils<br>miseront sur la rénovation et la transformation des actifs obsolètes pour capter la prime à la<br>modernisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la prudence reste de mise : la surévaluation de certains marchés émergents, l’obsolescence accélérée<br>des actifs non conformes, les incertitudes politiques et budgétaires en Europe et en Chine, ou encore la<br>faible liquidité du marché français après l’effondrement des transactions, sont autant de défis à surveiller<br>de près.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse des taux marque un tournant favorable, mais ne suffit pas à effacer les déséquilibres accumulés.<br>Dans un marché en recomposition, la différence se fera par la capacité à sélectionner les actifs les plus<br>résilients, à anticiper les mutations réglementaires et à rester discipliné. Paris, New York, Hong Kong et<br>Londres demeurent les baromètres internationaux du résidentiel d’exception, offrant des repères<br>précieux pour orienter les stratégies d’investissement là où l’excellence rencontre la durabilité.<br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br></p>



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		<title>Art : sismographie d&#8217;un monde en mouvement</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/art-sismographie-dun-monde-en-mouvement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 15:29:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’économie tremble, l’art frémit : véritable indicateur de nos mutations profondes, il s’est ouvert,internationalisé et numérisé, au point de refléter autant nos modes de consommation que nos visions dufutur. Après une année 2022 exceptionnelle, 2023 a marqué un léger repli : 65 milliards de dollars de volumeglobal, contre 68 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Si l’économie tremble, l’art frémit : véritable indicateur de nos mutations profondes, il s’est ouvert,<br>internationalisé et numérisé, au point de refléter autant nos modes de consommation que nos visions du<br>futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une année 2022 exceptionnelle, 2023 a marqué un léger repli : 65 milliards de dollars de volume<br>global, contre 68 l’année précédente. Ce retour sur terre tient surtout à la raréfaction des très grands lots<br>: moins de pièces au-dessus de 20 millions, donc moins de records. Pour autant, le marché gagne en<br>profondeur et en régularité : le volume global de transactions progresse d’environ 4 %, stimulé par une<br>nouvelle génération de collectionneurs qui achètent plus souvent, plus vite &#8211; et différemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie du marché confirme cette redistribution. Les États-Unis pèsent 38 % des ventes mondiales,<br>grâce notamment à des transactions spectaculaires comme un Brice Marden à 30,9 millions de dollars ou<br>un Basquiat dépassant 67 millions de dollars. La Chine (27 %) continue de monter, portée par une base<br>d’acheteurs locaux très active. Le Royaume-Uni (15 %) reste un pilier, tandis que la France consolide sa<br>place à 7 %, stimulée par Paris+ et l’intérêt pour l’impressionnisme et le surréalisme. Ces chiffres montrent<br>que la redistribution mondiale ne se limite pas aux volumes, mais transforme aussi la dynamique des<br>grandes capitales artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté segments, l’art contemporain domine, représentant plus d’un tiers des ventes mondiales. Les artistes<br>nés après 1980 ne sont plus un pari mais un moteur de l’offre : l’ascension de figures comme Anna Weyant,<br>Amoako Boafo ou Jadé Fadojutimi, dont les enchères dépassent régulièrement le million, témoigne de<br>l’attractivité de la jeune création. Ces nouvelles tendances illustrent comment le marché évolue de<br>manière organique, porté par la curiosité et l’audace des collectionneurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La relation collectionneur-artiste a elle aussi changé. L’achat direct auprès des artistes, via Instagram ou<br>les plateformes spécialisées, connaît une croissance fulgurante : pour de nombreux acheteurs de moins<br>de 45 ans, c’est désormais la première porte d’entrée. Cette pratique dynamise le marché intermédiaire,<br>Page 15 sur 18<br>historiquement soutenu par les galeries émergentes, et crée un lien plus direct entre création et<br>acquisition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’art numérique, longtemps perçu comme un cousin excentrique qu’on invitait par politesse, s’installe<br>désormais à table… et choisit même le menu. Malgré la volatilité du marché des NFT, certaines œuvres<br>génératives se stabilisent, et les institutions renforcent leurs collections. Le numérique n’a pas remplacé<br>l’objet physique : il élargit simplement le champ des possibles et réinvente la manière de collectionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre mutation structurelle : la montée en puissance des femmes artistes. Leur part dans les ventes a<br>doublé en dix ans. Les enchères autour de Yayoi Kusama, Cecily Brown ou Julie Mehretu illustrent cette<br>dynamique durable, qui ne relève plus du simple effet de mode mais d’un changement profond de<br>perception et de représentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des transactions, ce qui se joue est plus fondamental. Les collectionneurs<br>d’aujourd’hui ne cherchent plus seulement des œuvres : ils recherchent une cohérence narrative, une<br>vision, parfois un engagement. L’art est autant un actif qu’un miroir de la société, et certains thèmes &#8211;<br>écologie, identité, mémoire, technologie &#8211; s’imposent durablement comme axes de réflexion. Ces<br>évolutions structurantes, à la croisée de l’économique et du culturel, offrent une perspective stratégique<br>: dans un marché global, rapide et parfois volatil, ceux qui savent relier tendances économiques, culturelles<br>et sociétales &#8211; et les projeter dans la durée &#8211; apportent un véritable accompagnement à 360°, capable<br>d’allier vision et sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Immobilier : chantier mondial</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/immobilier-chantier-mondial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 10:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux années d&#8217;instabilité dues à la hausse des taux d&#8217;intérêt, l&#8217;inflation et les tensions géopolitiques, le marché immobilier mondial montre des signes de stabilisation en 2025. Les conditions restent exigeantes, nécessitant une approche sélective. Les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) deviennent cruciaux pour évaluer les actifs et construire la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après deux années d&rsquo;instabilité dues à la hausse des taux d&rsquo;intérêt, l&rsquo;inflation et les tensions géopolitiques, le marché immobilier mondial montre des signes de stabilisation en 2025. Les conditions restent exigeantes, nécessitant une approche sélective. Les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) deviennent cruciaux pour évaluer les actifs et construire la performance future.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le marché français entre prudence et résilience</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la croissance économique est modérée, freinée par une consommation atone et un marché du travail fragile. La détente des taux d’intérêt offre un répit aux investisseurs, mais les marges de manœuvre restent limitées. Les bureaux subissent une pression croissante, surtout à Paris où le taux de vacance atteint près de 10%. Seuls les bureaux neufs, bien situés et durables trouvent preneurs. Le résidentiel, en revanche, reste une valeur refuge avec des loyers en hausse d&rsquo;environ 3% par an et une forte demande pour des résidences étudiantes ou seniors.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une situation européenne contrastée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">CBRE prévoit une hausse de l’investissement de 20% en 2025, amorçant une reprise soutenue par une convergence progressive entre les attentes des acheteurs et des vendeurs. Cependant, des défis persistent, notamment une offre insuffisante sur certains segments. Les secteurs logistique, résidentiel et hôtelier continuent de susciter un fort intérêt, tandis que les bureaux restent pénalisés par une vacance élevée, surtout pour les actifs obsolètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Allemagne, le marché immobilier allemand montre des signes de redressement. En 2024, le volume des transactions a augmenté de 21% pour atteindre 34,3 milliards d&rsquo;euros, avec une demande soutenue pour les actifs résidentiels et logistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance économique espagnole est quant-à-elle attendue à 2,6%, soutenue par un marché du travail solide et une reprise de l&rsquo;investissement. Le secteur immobilier bénéficie de cette dynamique, avec une augmentation prévue de l&rsquo;investissement de 10% à 15%.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tendances Mondiales</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle mondiale, l’immobilier évolue au rythme des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux Etats-Unis, des taux encore élevés freinent certains segments, mais le résidentiel et la logistique restent porteurs, soutenus par la résilience de l’économie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés asiatiques connaissent eux des ajustements après plusieurs années de forte croissance, offrant de nouvelles opportunités, notamment en Asie du Sud-Est et dans certaines zones d’Afrique où la demande en infrastructures et en logements augmente rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux Emirats, Dubaï continue sa croissance avec des ventes atteignant plus de $30 milliards début 2025. Les actifs très haut de gamme séduisent toujours, mais l’euphorie du marché alimente les craintes d’une surchauffe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Classes d’Actifs Porteuses</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Logistique</strong> : Portée par des besoins structurels en chaîne d’approvisionnement, la demande dépasse l’offre. Le secteur a déjà absorbé la correction de 2024, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités.</li>



<li><strong>Hôtellerie</strong> : L’essor est important, notamment dans les métropoles internationales où la reprise touristique a permis de retrouver des taux d&rsquo;occupation record.</li>



<li><strong>Résidentiel</strong> : Reste une valeur refuge, avec des loyers en hausse et une forte demande pour des produits alternatifs comme les résidences étudiantes ou seniors.</li>



<li><strong>Bureaux</strong> : Ils subissent une pression croissante, notamment dans les grandes métropoles. Seuls les bureaux neufs et bien situés, respectant les critères de durabilité et d’usage flexible, trouvent encore preneurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché immobilier en 2025 se trouve dans une phase de stabilisation après une période agitée. Les investisseurs doivent demeurer sélectifs et se concentrer sur des actifs de qualité, bien situés, en phase avec les nouvelles exigences de durabilité et de flexibilité. La capacité à naviguer dans cette transition déterminera leur réussite dans un marché en mutation.</p>
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		<title>Art : nouvelle vague ?</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/art-nouvelle-vague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 10:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le marché mondial de l&#8217;art traverse une phase de réajustement après un recul de 12 % en 2024, avec des ventes s&#8217;élevant à 57,5 milliards de dollars, selon le Art Basel &#38; UBS Global Art Market Report 2025. Cette baisse concerne principalement le haut de gamme, tandis que les segments [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le marché mondial de l&rsquo;art traverse une phase de réajustement après un recul de 12 % en 2024, avec des ventes s&rsquo;élevant à 57,5 milliards de dollars, selon le Art Basel &amp; UBS Global Art Market Report 2025. Cette baisse concerne principalement le haut de gamme, tandis que les segments plus abordables continuent de progresser, avec une hausse de 3 % du volume des ventes. Le marché se structure ainsi autour de nouvelles dynamiques, moins spéculatives, et plus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette dynamique contrastée, une tendance s’installe en toile de fond : les collectionneurs, notamment les plus jeunes, achètent moins mais mieux. Dans un contexte de succession patrimoniale massive — le fameux « <em>Great Wealth Transfer</em> » est estimé à $84 000 milliards— les philosophies qui sous-tendent l’acquisition d’une œuvre évoluent. La dimension spéculative laisse place à des approches plus durables et plus sensibles aux œuvres et à leurs histoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité des <em>High Net-Worth Individuals</em> (HNWI) continue cependant d’investir dans l’art, mais les motivations se déplacent : recherche d’impact, diversification patrimoniale, engagement culturel. L’art redevient aussi un vecteur de sens, et non plus seulement un actif à fort potentiel de valorisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2025, la vente record de Marilyn Monroe Shot Sage Blue d’Andy Warhol à New York, adjugée pour $213 millions, démontre que les pièces d’exception continuent d&rsquo;attirer, même si les motivations évoluent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les grandes places restent solides, bien que des signes de ralentissement se manifestent. À New York, les ventes du 1er semestre 2025 sont estimées à $7,1 milliards, en léger recul par rapport à 2024. Londres suit avec environ £3 milliards, en déclin, du fait des tensions mondiales (et toujours le Brexit). Cependant, des ventes remarquables comme Show Me The Monet de Banksy, adjugée pour £23,1 millions en mai 2025, témoignent de la demande persistante pour l&rsquo;art contemporain. À Paris, le marché reste stable, autour de €2,5 milliards, soutenu par des ventes comme Nymphéas de Monet, vendu €115 millions en mars 2025 (l’une des ventes les plus importantes de la place française, après les « Femmes d’Alger » de Picasso en 2015 pour €160 millions), qui illustrent la solidité du secteur impressionniste et moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hong Kong, qui a totalisé $1,7 milliard de ventes en 2024, continue de jouer un rôle clé sur le marché asiatique. Bien que les chiffres précis pour 2025 ne soient pas encore consolidés, des ventes marquantes comme « 12.08.65 » de Zao Wou-Ki, adjugée pour $30 millions en avril, illustrent l&rsquo;importance continue de cette place.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les ventes privées mondiales, qui ont augmenté de 14 % en 2024, continuent de se développer en 2025, offrant aux collectionneurs une plus grande confidentialité et une meilleure maitrise des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur numérique reste en phase de consolidation après la frénésie des NFT depuis 2021. En 2025, les ventes d&rsquo;art numérique représentent toujours 11 % du marché contemporain, mais la demande se stabilise, avec des projets visant à sécuriser la conservation et la certification des œuvres numériques. Cela reste un secteur d’avenir, bien que les acteurs du marché doivent renforcer la confiance des collectionneurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions géopolitiques, notamment entre les États-Unis et l’Europe, compliquent les mouvements transfrontaliers d’œuvres. Les barrières tarifaires augmentent, tandis que la relocalisation des ventes et des expositions pourrait rééquilibrer les flux de manière bénéfique pour les scènes locales. Cela se traduit par un marché de plus en plus régionalisé, où les grandes foires et ventes privées deviennent des instruments clés pour créer des connexions et dénicher de nouveaux talents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2025, les perspectives restent positives, bien que le marché soit confronté à des défis géopolitiques et environnementaux. La place confirmée des pratiques artistiques numériques et la montée en puissance des marchés régionaux devraient contribuer à une stabilisation, avec des opportunités pour ceux qui sauront se positionner sur ces nouvelles tendances.</p>
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		<title>Family Office Investment Outlook</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/family-office-investment-outlook/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 13:12:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mj-et-cie.com/?p=7748</guid>

					<description><![CDATA[<p>Key Takeaways from London Morgan Stanley Conference (2025) In a shifting macro environment, the role of capital stewards like family offices is evolving. MJ&#38;Cie’s CIO, Otmane JAI, attended the last MS-hosted investment conference in London. Themes ranging from macro imbalances to emerging market opportunities and AI-driven disruption were explored through [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Key Takeaways from London Morgan Stanley Conference (2025)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">In a shifting macro environment, the role of capital stewards like family offices is evolving.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MJ&amp;Cie’s CIO, Otmane JAI, attended the last MS-hosted investment conference in London. Themes ranging from macro imbalances to emerging market opportunities and AI-driven disruption were explored through a strategic, long-duration lens. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Below are 7 takeaways customized for family office decision-making, a distilled summary that we are happy to share!</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1. <strong>Multi-PM Hedge Funds: Too Big, Too Fast &#8211; Systemic Risks Emergin</strong>g</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">“Too much leverage, too big — and still underperforming in key dislocations.”</p>



<p class="wp-block-paragraph">Multi-manager hedge funds (MMHFs or « pod shops ») have ballooned in AUM, creating internal complexity and external crowding. Despite advanced, sometimes complex, risk systems, <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">performance dispersion among PMs is high</mark></strong>, and statistical analysis suggests little outperformance from big shops compared to smaller ones. The question is do we need so much complexity to achieve uncorrelated consistent returns?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moreover, with current level of uncertainty, controlling volatility and leverage is key, along with “alpha correlation” especially during stress.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight :</strong><br>Allocators must recognize that <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">scale  </mark></strong>≠  <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">safety</mark></strong>. While MMHFs offer access to diverse strategies under one roof, the actual risk concentration can be hidden. For family offices, this is a time to:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Interrogate manager</mark></strong>&#8211;<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">level correlation</mark></strong></li>



<li><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Favor low-beta</mark></strong>, <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">high-conviction </mark></strong><em>PMs </em>with clear style discipline</li>



<li>Consider <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">funds of one </mark></strong>or bespoke mandates for greater transparency</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">MMHFs are not uninvestable, but their operational leverage and reliance on seamless execution require <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">constant due diligence</mark></strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>2. <strong>Healthcare &amp; Oncology: Long-Duration Structural Demand</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">“Oncology market valued ~ $150bn in the U.S., 11% CAGR forecast over the next decade”</p>



<p class="wp-block-paragraph">Healthcare is not just defensive — it&rsquo;s a structural growth theme. In oncology particularly, innovation is exponential: <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">cell therapy</mark></strong>, <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">biologics</mark></strong>, <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">and AI</mark></strong>&#8211;<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">assisted </mark></strong>diagnostics are reshaping care and capital flows.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight:</strong><br>Healthcare, especially precision medicine and late-stage venture or growth equity in biotech, aligns well with <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">patient capital</mark></strong>. It offers asymmetric returns, often uncorrelated with public markets, and fulfills both <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">impact and return </mark></strong>mandates.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>3. <strong>Private Markets: Secondary Funds &amp; Trophy Assets</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">In a tightening liquidity environment, secondary funds—especially GP-led continuation vehicles—are gaining traction. Yet, they still represent just <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">1.5% of total private equity market value</mark></strong>, highlighting how underpenetrated this segment remains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The underlying driver is structural: the <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">average holding period for private assets now exceeds 6.5 years</mark></strong>, outpacing the traditional 10-year fund lifecycle and challenging exit timelines. This has spurred GPs to retain their most prized assets—mature, de-risked, and growth-ready—through continuation vehicles rather than exit them prematurely.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Trophy assets</mark></strong>, when recycled into continuation structures, offer investors access to:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Strong operational visibility</li>



<li>De-risked growth</li>



<li>Alignment with GPs (who often roll over carry and reinvest new capital)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">These dynamics enhance governance and continuity while reducing blind-pool risk. From a risk-return standpoint, this is less about venture-style upside and more about capturing <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">compounded performance in proven winners</mark></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Continuation vehicles present a strategic way for family offices to deploy capital into high-quality assets at a mature stage—balancing <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">liquidity </mark></strong><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">management </mark></strong></em>with <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">continued upside participation </mark></strong>alongside top-tier sponsors. Underwriting these opportunities can be a smart method to recycle liquidity and deepen GP relationships without re-entering at full risk.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>4. <strong>AI &amp; Software: Still Early in the Curve</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">“AI is a way to algorithmically grow companies.”</p>



<p class="wp-block-paragraph">AI is not fully priced yet. The biggest opportunities lie not in flashy startups, but in <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">core enterprise productivity</mark></strong>: logistics, insurance, legal, finance. Success depends on <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">data proprietary access and domain</mark></strong>&#8211;<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">specific applications</mark></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight:</strong><br>Build exposure via funds focused on <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">applied</mark></strong> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">AI </mark></strong>or <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">vertical</mark></strong> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">SaaS</mark></strong>. Look for differentiated, high-margin businesses that solve industry-specific pain points, ideally with <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">sticky recurring revenue</mark></strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>5<strong>. Emerging Markets: A Third Cycle Starting?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">“Every time EM outperformed, the dollar was weak.”</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historically, EM outperformance has aligned with dollar weakness (e.g., 2002–08). Another cycle may be brewing, but not all EMs are positioned equally. Political risk and U.S.–China fragmentation matter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">With EM market, you can build a highly diversified and uncorrelated portfolio, think of aviation in Brazil, financials in India od semis in South Korea.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight :</strong><br>Focus on <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">currency</mark></strong>&#8211;<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">independent </mark></strong>or commodity-levered markets (e.g., Brazil, Indonesia). Diversify EM exposure via private deals, local-currency debt, and companies aligned with <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">regional supply chains</mark></strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>6. <strong>India : From Scale to Systemic Engine</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">“20–25% of global growth in the next decade.”</p>



<p class="wp-block-paragraph">India is no longer just a scale story — it&rsquo;s becoming a <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">systemic driver </mark></strong>of global demand. The digital economy has overtaken the U.S. and China in transaction volume.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight :</strong><br>India should be <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">core</mark></strong>, not satellite. Exposure via mid-market private equity, logistics, digital infra, and financials offers growth with diversification. Think of India as a <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">secular EM</mark></strong>, not a tactical one.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>7. <strong>Private Credit : Alpha Compression, Crowded Field</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">“Too long for HF, too short for PE — that’s private credit now.”</p>



<p class="wp-block-paragraph">Private credit remains a favorite, but <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">competition is intensifying </mark></strong>spreads are narrowing, competition is rising, and sourcing advantage is harder to maintain. Many strategies are still adapting to <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">de-globalization and rate normalization</mark></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Family Office Insight:</strong><br>Focus on <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">niche and complex </mark></strong>credit: asset-backed finance, cross-border trade credit, or litigation funding. Partner with managers who can <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">originate</mark></strong>, not just repackage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Final Thought</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Family offices operate on long cycles, but 2025 calls for <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">tactical agility within strategic conviction</mark></strong>. The biggest risks are crowding, complacency, and correlation. Allocate to where others aren&rsquo;t looking and remember resilience is a return driver too.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Marché : Babel</title>
		<link>https://mj-et-cie.com/perspectives/marche-babel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 10:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Perspectives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Altitude Tout semble indiquer que le cycle de hausses de taux a atteint son sommet… tout ou presque. Si l’inflation recule globalement, elle reste « collante » dans les services aux États-Unis et au Japon. La politique monétaire a certes contribué à ralentir l’économie globale, mais le hard landing a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Altitude</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout semble indiquer que le cycle de hausses de taux a atteint son sommet… tout ou presque. Si l’inflation recule globalement, elle reste « collante » dans les services aux États-Unis et au Japon. La politique monétaire a certes contribué à ralentir l’économie globale, mais le <em>hard landing</em> a été évité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En résulte un équilibre précaire qui aiguise la vigilance du gendarme monétaire. Les banques centrales assouplissent leur politique à mesure que l’inflation se normalise et que les risques se déplacent de l’inflation vers la croissance et l’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’investissement obligataire interroge mais les investisseurs peuvent se tourner vers le <em>high yield</em> et la dette émergente, qui offrent encore des rendements élevés qui permettront d’amortir d’éventuels chocs sur les taux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le crédit <em>Investment grade</em> reste aussi pertinent, offrant une prime par rapport aux obligations souveraines. Ces mêmes pays ne seraient-ils pas moins bien gérés, et donc moins robustes, que les plus saines des grandes entreprises internationales ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle mondiale, les « <em>bond vigilantes*</em> » rappellent que toute déviation budgétaire majeure sera sanctionnée, une crainte ravivée par les résultats de l’élection américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>« Bond vigilantes » : investisseurs qui vendent les obligations d’un état dès lors qu’ils considèrent qu’une politique économique et fiscale est inflationniste ou irresponsable, faisant ainsi monter le coût d’emprunt du gouvernement visé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Destins croisés</strong> <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les marchés actions continuent d’afficher une insolente solidité (hors France), malgré des taux longs élevés. Aux États-Unis, les entreprises bénéficient d’une consommation toujours solide et affichent des résultats robustes. En comparaison, le Vieux Continent est à la peine, à l’image d’une Allemagne dont le reflux industriel continue d’inquiéter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wall Street a largement acheté la thématique Trump (« Trump trades »), portant les valorisations au-delà de leurs moyennes historiques. Ce mouvement reflète un optimisme, sans doute excessif, quant à la faisabilité des mesures promises, tout en sous-estimant leurs éventuelles conséquences fiscales, économiques (inflationnistes en particulier) et géopolitiques&#8230; La prudence et la sélectivité, à court terme, restent donc de mise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe pâtit, pour sa part, de la défiance des investisseurs, qui se traduit par des valorisations particulièrement basses et une sous-performance historique par rapport aux États-Unis, atteignant l’un de ses pires niveaux des 50 dernières années. Pourtant, l’Europe embarque plusieurs optionalités qui pourraient renverser la tendance actuelle : la résolution du conflit russo-ukrainien, la reprise économique de la Chine ou encore la relance de l’économie allemande (par l’endettement) …</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Asie, à la faveur de politiques de relances ciblées, l’Empire du Milieu poursuit ses efforts laborieux pour retrouver quelques couleurs. Mais le marché demeure relativement asthmatique et les investisseurs internationaux ne sont pas prêts à redonner un quitus de confiance aux dirigeants chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Or (noir)</strong> <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le métal jaune, toujours prisé comme actif de diversification et de protection contre l’incertitude, affiche une progression notable et constante (+4 % en octobre, +20% en 2024). Les banques centrales, en quête de réserves alternatives face à la volatilité des devises, accentuent la demande, le tout dans un contexte de dédollarisation qui inquiète outre-Atlantique. Et suscite des menaces trumpiennes !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pétrole, sur des niveaux bas, voit ses prix fluctuer au gré des épisodes géopolitiques, alors que La Fin de l’Histoire prophétisée par Francis Fukuyama n’en finit pas … de ne pas arriver…</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retraite organisée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie mondiale poursuit donc ses avancées vers un atterrissage en douceur, avec une inflation sous contrôle et des perspectives de croissance modérée. Le risque d’une guerre commerciale généralisée inquiète toutefois, et l’approche du nouveau mandat de Donald Trump en janvier prochain apporte son lot d’incertitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année qui s’ouvre devra privilégier une approche prudente, donc, mais ponctuée de la pointe d’audace qui permet de ne pas « regarder passer les trains ». Comme souvent dans les périodes troubles, le salut pourrait venir de la technologie (énergétique, quantique, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une économie globale de plus en plus fragmentée, entre résilience des Etats Unis, recul de l’Allemagne (et de l’Europe) et vulnérabilité de la Chine, les banques centrales vont continuer à mener des actions désynchronisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Couplé à une évidente augmentation des risques géopolitiques, les marchés pourraient entrer dans un régime caractérisé par la dispersion et la volatilité, signalant aux investisseurs, au-delà de positions fondamentales de long terme qui subiront la volatilité de court terme, la nécessité de contre-balancer partiellement les expositions directionnelles, de maintenir voire de renforcer l’exposition à l’or et aux métaux précieux, et de reconsidérer les positions en actifs alternatifs (<em>hedge funds</em>), qui, par construction, devraient être positionnés pour tirer profit d’un tel régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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