4ème trimestre 2015

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décembre 2015

Marché de l’art, guerre ouverte

Les ventes d’automne d’art impressionniste, moderne et contemporain de New York ont globalement tenu leurs promesses. Au mois de mai, les deux maisons de vente aux enchères les plus puissantes du monde avaient déjà fait flamber les prix : en quelques heures, $2,61Mrd avaient été dépensés pour acquérir quelques dizaines d’œuvres.

Chez Christie’s, une toile d’Amedeo Modigliani (1884-1920), Nu couché, considérée comme une de ses œuvres majeures, a été adjugée le 9 novembre pour $170M prix marteau ($179M frais inclus), un record pour le peintre italien, et le 2ème prix le plus élevé jamais payé pour une œuvre d’art mise aux enchères (record détenu par Les Femmes d’Alger, de Picasso, adjugée $179M chez Christie’s New York le 11 mai). La toile de 1917-1918, qui était estimée $100M, appartenait jusqu’ici à une famille italienne et n’avait jamais été proposée aux enchères. Elle faisait partie d’une série de nus réalisée par le peintre et sculpteur alors qu’il était installé à Paris. Exposées à l’époque à la galerie parisienne Berthe Weill, ces œuvres avaient fait scandale, au point que la police avait ordonné leur retrait. Elle a donc pulvérisé le précédent record pour un Modigliani, une sculpture adjugée en novembre 2014 pour $71M.

Quelques minutes plus tard, un autre record mondial est tombé, avec Nurse, de Roy Lichtenstein, pour $95M, presque le double du précédent record pour une œuvre du maître du Pop Art américain, qui était de $56M. Nurse était estimée à $80M. Les deux toiles étaient les pièces phares d’une soirée sur le thème de « La muse de l’artiste », durant laquelle Christie’s a mis aux enchères 34 œuvres des XIXème et XXème siècles.

Parmi les autres succès de la soirée, une sculpture en bois de Paul Gauguin, Thérèse, a été adjugée pour $31M, et un Paul Cézanne, L’Homme à la pipe (étude pour un joueur de cartes), pour $21M. En revanche, plus d’une demi-douzaine des œuvres proposées, parmi lesquelles un Rodin, deux Fernand Léger, un Giacometti et un Picasso, n’ont pas été vendues, n’ayant pas atteint le prix de réserve.

Chez Sotheby’s, la semaine précédente, avait lieu la dispersion de la collection d’Alfred Taubman (ancien actionnaire majoritaire et administrateur de la maison), dont chacune des pièces (de Dürer à Kooning, en passant par Degas, Schiele, Rothko, Bacon ou Picasso) était réputée muséale. La vente a rapporté $377M avec, comme œuvre vedette, le portrait de Paulette Jourdain, toujours de Modigliani, qui a atteint $43M. 12 œuvres ont dépassé $10M, et 90% des lots ont trouvé acquéreur. Mais un portrait de Dora Maar par Picasso, Femme assise sur une chaise de 1938, estimé 25-$35M, ne s’est vendu que $20M. De même, un tableau d’Edgar Degas, la Femme Nue, considéré comme l’un des vrais joyaux de cette collection, n’a pas été vendu, l’offre n’ayant pas atteint le niveau minimum requis par Sotheby’s, qui l’avait estimé entre 15-$20M.

En 2002, les deux concurrents s’étaient fait épingler pour entente illicite, mais on est arrivé aujourd’hui à l’excès inverse : si Christie’s garde ses comptes secrets, ceux de Sotheby’s, coté, éclairent sur la hausse du montant des inventory sales (+179 % en un an), pour des œuvres dont la maison s’est retrouvée propriétaire parce qu’elle en avait garanti un certain prix de vente et que ces pièces n’ont pas trouvé preneur. Dans le cadre de la vente Taubman, par exemple, les héritiers avaient obtenu une garantie globale de $500M. Mais le marché a refusé de cautionner une fuite en avant des prix. Au final, la course effrénée entre les deux maisons de vente, qui se battent par prix garantis interposés, pourrait conduire à un tassement des prix, voire à un sérieux retournement. Les clients acheteurs ne veulent plus se sentir contraints par un système établi d’avance où ils paieraient la plus-value. L’évaluation de l’expert et la sélectivité des œuvres paraissent donc jouer un rôle majeur dans le comportement d’acheteurs, certes de plus en plus riches, mais aussi de plus en plus exigeants !

Quoi qu’il en soit, ces ventes continuent de faire la démonstration de la vitalité du marché de l’art. En 2014, les ventes d’art mondiales ont atteint le chiffre record de €51Mrd, en hausse de 7% par rapport à l’année précédente. Cela reste néanmoins un tout petit marché : ce montant est l’équivalent de deux jours de cotations boursières à Wall Street.

Pour plusieurs observateurs enfin, le marché n’est actuellement ni fou ni spéculatif. En revanche, il est bel et bien entré dans une phase de grande diversification. De plus, lorsque les œuvres sont d’une très grande qualité, elles sont plébiscitées et font l’objet de records mondiaux. Ce fut le cas pour le Modigliani vendu chez Christie’s. Mais hors de ce champs de l’exceptionnel, il semble que les prix pourraient fort bien revenir vers des niveaux …plus raisonnés.

La guerre des maisons de vente pourrait bien, au final, leur jouer de vilains tours….. Même si, cherchant à se rassurer par cet argument, le prix moyen des œuvres vendues n’est en aucun cas reflété par ces ventes pharaoniques.

Immobilier : Paris sera toujours Paris

Alors que Lisbonne, Madrid et Barcelone font partie des grandes villes les moins chères (de même que Toronto – 2 120€/m², Chicago – 2 240€/m², Sydney – 2 465€/m² ou Bangkok – 2 508€/m² moyen), Hong Kong, indétrônable, reste la ville où l’immobilier résidentiel est le plus cher au monde, selon CBRE. Il faut compter 13 707€/m² en moyenne pour y devenir propriétaire. Malgré l’introduction d’un droit spécial d’enregistrement et le durcissement des conditions d’octroi des prêts immobiliers, les prix ont augmenté de 13,5% en 2014 et de 7,2% au cours des cinq premiers mois de l’année. Le nombre de terrains constructibles n’a pas augmenté ces dernières années dans le territoire de 7 millions d’habitants, ce qui explique en grande partie la frénésie des prix.

Londres arrive en 2ème position avec un prix moyen de 9 921€/m². L’immobilier dans le centre de Londres a rebondi de manière significative avec une augmentation moyenne des prix de 86% depuis 2009.

Sans véritable surprise, New York est sur la 3ème marche du podium. Les prix s’y négocient à 8 162€/m².

Classée en 4ème position, Paris suit de près la « grosse pomme », à 8 017€/m² en moyenne. Le coût de la vie à Paris est l’un des plus élevés en Europe, selon CBRE, qui souligne que seuls 33% des parisiens sont propriétaires de leur résidence principale.

Sur le segment spécifique de l’immobilier prime (haut-de-gamme), le groupe Savillis place Paris au 7ème rang des villes les plus chères au monde, derrière Moscou, Tokyo, Londres, New York, Monaco et …. Hong Kong. La région administrative autonome chinoise truste, sur ce segment également, la 1ère place.

Après deux ans de ralentissement, le marché de l’immobilier de prestige parisien a renoué avec la croissance, dès le 1er semestre 2015. Mieux : depuis la crise de confiance de 2012, ce segment ne s’est jamais aussi bien porté. Ses prix raisonnables, en comparaison des autres villes mondiales, ainsi que sa capacité à générer de la plus-value sur le long terme, assurent à Paris une attractivité certaine.

Ainsi, les ventes de biens haut-de-gamme enregistrent une hausse de 20% entre janvier et octobre 2015, soutenue par un ajustement des prix. Après une baisse de 15 à 20% et une stabilisation sur des niveaux considérés comme raisonnables en termes relatifs, les acheteurs sont revenus, en particulier les étrangers ! Ils sont en effet majoritaires dans certains secteurs : environ 55% de la demande dans le 16ème arrondissement, plus de 70% dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés (6ème arrondissement). Une bonne partie d’entre eux provient du Moyen-Orient. Les Américains reviennent peu à peu dans le résidentiel de luxe tandis que les Européens, historiquement les plus présents (entre 30% et 50% depuis 2007), voient leur part s’accroître également en 2014 pour atteindre 52% des ventes. Quant aux Français, s’ils n’avaient pas totalement disparu, ils s’étaient raréfiés avec la hausse des prix. Alors qu’ils boudaient les quartiers les plus huppés, ils reviennent peu à peu dans les 8ème, 16ème (quartier Victor Hugo), 17ème arrondissements (quartier de la Plaine-Monceau et autour du Parc Monceau) et Neuilly.

Autre facteur participant à la bonne tenue de l’immobilier de luxe parisien, qui en surprendra plus d’un, la fiscalité. La CJUE ayant récemment condamné les prélèvements sociaux sur les revenus immobiliers des non-résidents, elle a ainsi fait chuter l’impôt sur les plus-values de 34,5% à 19%. Selon une étude annuelle menée sur 15 grandes villes à travers le monde, Paris propose même l’une des fiscalités les plus attrayantes pour les investisseurs étrangers ! La capitale française est la 3ème ville la plus avantageuse parmi les 15 étudiées pour ce qui est des impôts pesant sur une propriété valant $1M et la 5ème lorsque l’on vise une propriété à $10M. Seules Monaco et Dubaï font mieux (ainsi que Bombay et Shanghai pour les grosses propriétés). En cumulant frais de mutation, taxation des revenus locatifs, ISF et impôts sur les plus-values, l’étude aboutit à des niveaux globaux de taxes de 7% à 12,8%. Par comparaison, ce montant dépasse 30% à São Paulo.

L’anticipation de taxes plus légères a favorisé une attitude positive chez les investisseurs internationaux, toujours prêts à capitaliser sur des prix immobiliers en baisse. L’euro plus faible et les taux d’intérêt historiquement bas se sont combinés pour alimenter un rebond des ventes dans les quartiers les plus prisés.

Le palmarès de l’immobilier commercial ne s’écarte pas significativement de celui du résidentiel et reflète des tendances apparemment générales. Ainsi, pour la 2ème année consécutive, c’est la 5ème Avenue, à New York, qui décroche le titre de l’artère commerçante la plus chère au monde, devançant toujours Causeway Bay, à Hong Kong, et les Champs-Élysées (source Cushman & Wakefield). La célèbre artère new-yorkaise avait ravi la première place à Hong Kong l’an dernier, après deux ans de suprématie de cette dernière.

D’ailleurs Causeway Bay est la seule du Top 10 dont les prix aient reculé (-12% après une baisse de -6,8% l’an dernier). Un phénomène qui survient sur fond de ralentissement économique en Chine. A l’inverse, les USA connaissent un rebond économique qui soutient les loyers des boutiques. Sur la 5ème avenue, le mètre carré commercial se négocie désormais à 33 812€. Rien que sur le second semestre 2015, les loyers ont grimpé de près de 3 300€.

Les Champs-Élysées affichent 13 255€ le mètre carré. Les loyers y restent stables par rapport à l’année dernière, après des progressions record en 2012 et 2013. Ce n’est pas le cas de Londres, où New Bond Street semble en bonne voie pour rattraper son retard. Même chose à Milan et, dans une moindre mesure, à Rome où les tarifs des artères les plus recherchées ont augmenté de 25% et plus.

Malgré la concurrence de ses voisines européennes, Paris conserve donc de solides atouts, tant dans le résidentiel haut de gamme que dans le commerce. La forte hausse de ces dernières années sur les marchés allemands et anglais, peut freiner les investisseurs. La reprise espagnole manque encore, peut-être, de profondeur pour attirer massivement les étrangers, également inquiets du contexte politique catalan.

La valeur patrimoniale de long terme demeure, enfin, le l’atout de quelques métropoles, dont Paris a la chance de faire partie. Les investisseurs ne s’y trompent pas, qui y trouvent le plus profond des marchés d’Europe continentale.

Enfin, la combinaison « taux faibles / baisse de l’Euro / reprise économique européenne (à laquelle la France ne contribue encore que de façon laborieuse) / stabilisation fiscale » conforte l’attrait d’une France qui paraît de nouveau plus prisée par les investisseurs, domestiques et internationaux, tant comme lieu de villégiature que d’investissement. Dans une période de taux durablement nuls, le rendement « leveragé » d’actifs réels semble, en effet, constituer un axe de diversification attractif, pour autant qu’il conserve un caractère défensif et patrimonial. Au-delà, bien sûr, des incertitudes liées aux terribles évènements de novembre.

Marchés financiers

Le retour attendu de la volatilité sur les marchés s’est matérialisé avec une rare intensité durant l’été : – 20% !

Une soudaine crise de confiance due, pour la première fois, à la Chine. Preuve de la place prise par le géant asiatique, une simple dévaluation du Yuan de 2% au cœur du mois d’août a déclenché une tempête boursière mondiale. Le scénario tant redouté d’un hard-landing chinois (l’effondrement brusque de sa croissance de 7% à 2% a même été évoqué) devenait possible du fait de cette simple décision de politique monétaire, prise à la va-vite et sans explication. Les marchés ont connu une journée de baisse de 6%, avec un asséchement de la liquidité et la formation de prix aberrants, comme un retour au cauchemar de 2008. Les matières premières, avec le pétrole en tête, ont atteint les plus bas niveaux de la décennie.

L’incapacité des autorités chinoises à rassurer les marchés a permis à cette panique de s’étendre, aidée par la banque centrale américaine qui, début septembre, a une nouvelle fois repoussé la hausse de ses taux. Les marchés l’ont interprétée comme une contamination de l’économie américaine par le ralentissement chinois.

Même les entreprises, avec le scandale Volkswagen, ont contribué à détériorer la confiance.
Au final le repli a été massif, les marchés européens effaçant en 6 semaines tous les gains de l’année 2015 (chute de 22% depuis le plus haut au printemps).

Heureusement, l’économie réelle est venue à la rescousse des marchés :

– Les pays européens sont toujours dans une dynamique de redressement, via l’investissement (faiblesse de l’euro) et la consommation intérieure (faiblesse des taux d’intérêts).

– Les Etats-Unis, au-delà du faux pas de la FED, affichent toujours une croissance robuste malgré la hausse du dollar, un chômage au plus bas et un sous-emploi (temps partiels subis, allongement contraint de la durée des études…) en forte régression. Autant d’indices qui militent encore et toujours pour un resserrement de la politique monétaire américaine et une prochaine hausse des taux (décembre ?, le 10 ans ayant déjà augmenté de 2% à 2.25% récemment).

– Même les informations en provenance de Chine ont été rassurantes : en l’absence de données crédibles du gouvernement chinois, les investisseurs se sont rabattus sur les bilans trimestriels des sociétés occidentales publiés en octobre. Si le ralentissement de la demande est une réalité, l’explosion de la Chine n’est pas demain, si l’on en croit les données des sociétés exportatrices.

– Enfin, Mario Draghi, a réaffirmé son objectif d’un Euro et de taux d’intérêts bas pour longtemps, la BCE prenant ainsi le relai de la FED. Il a même laissé entrevoir la possibilité de nouvelles interventions monétaires pour compléter celles lancées en janvier, qui avaient permis aux marchés de gagner 20% en 2 mois. La réunion du conseil de la BCE du 3 décembre, malgré une déception de prime abord, pourrait marquer le début d’un nouveau rallye, le 10 ans italien, par exemple, actant déjà une nouvelle intervention, avec un repli de 1.9% à 1.4% en quelques jours.

La conjugaison de ces facteurs a ainsi permis aux marchés de rebondir et de retrouver leurs niveaux de l’été.

Quid des prochains mois ?

En Europe, Mario Draghi montre la direction : seul le risque va payer, les taux d’intérêts vont rester bas longtemps encore. Ainsi les taux français sont négatifs jusqu’à 5ans, et 7ans en Allemagne. L’objectif est toujours d’atteindre des taux réels négatifs (plus faibles que l’inflation) pour soulager les finances des Etats et développer le crédit aux ménages et aux entreprises : le 10 ans français, à 0.70%, même s’il peut sembler aberrant, n’a pas de raison de remonter à court terme. L’inflation, toujours négative dans certains pays, n’est pas un sujet, dans un contexte de déflation mondiale via l’effondrement du prix des matières premières.

Du coup, seules les actions offrent un rendement attractif. Mais au prix d’une forte volatilité : cette année, +22% puis -22% avant un rebond de +17%, pour un gain annuel de +12% ! Il fallait avoir le cœur bien accroché, ou ne pas regarder les cours entre le 1er janvier et le 31 décembre !

Il faut donc pouvoir naviguer entre euphorie et panique. Et le seul moyen raisonnable pour cela passe par des prises de profits régulières, en oubliant autant que possible le « bruit » – pour ne pas parler de tintamarre parfois – court terme. Il faut se concentrer sur la valorisation fondamentale des entreprises et les données macro-économiques longs terme.

Comme en début d’année, les valeurs bénéficiant de la baisse de l’euro et de la reprise de la demande intérieure européenne nous semblent à privilégier. Attention tout de même, car en Europe, les risques politiques ne sont jamais très loin : élections en Espagne, coalition gauche-extrême gauche au Portugal (risque de scénario grec ?), référendum sur la sortie de l’UE au Royaume-Uni, lancement du processus d’indépendance en Catalogne… Le risque politico-monétaire n’est jamais bien loin, dont on a vu qu’il pouvait déclencher de violentes tempêtes !

Les pays émergents sont toujours en grande difficulté, même si le prix très bas des actions (et des devises) peut être une opportunité d’investissements longs terme : face à la baisse des prix des matières premières (Brésil, Afrique du Sud, Indonésie, Russie), au ralentissement chinois (toute l’Asie hors Inde) et aux problèmes structurels de corruption et d’inflation (Brésil), il est difficile de trouver un marché attractif. Même la dette de ces pays, très liée au dollar, souffre avec la montée des taux US.

La Chine est, elle, toujours en croissance, malgré un ralentissement évident. Le changement de modèle, d’une économie industrielle exportatrice vers une économie tertiaire, tournée vers la consommation intérieure, est source d’opportunités. Les manipulations sur les marchés par les autorités locales (suspension de cotation, interdiction de vendre, achats forcés par les banques locales..) interdisent d’y investir directement. Il faut préférer les entreprises occidentales actives dans cette zone. Car cette thématique d’investissement ne peut être ignorée. Mais elle doit forcément être bâtie dans une optique de moyen – long terme, afin de s’affranchir de la volatilité – parfois irrationnelle – à court terme.

Enfin, aux Etats-Unis, la première hausse des taux est espérée en décembre, après de nombreux reports. Certainement (très) modérée, elle marquera cependant une changement important et le début d’un retour vers la normale, après 7 ans de taux nuls. Le marché va devoir réapprendre à marcher seul, sans l’aide de la FED (il y aura toujours la BCE et la Banque de Japon en cas de besoin, mais c’est un début) : il y aura des chutes (volatilité accrue), mais la situation actuelle, génératrice de bulles et de distorsions de prix, n’est plus tenable.

Le retour à la normale sera progressif, par à-coups, mais il actera que la page de la plus grande crise financière de l’histoire est tournée. Aux Etats-Unis au moins……