2ème & 3ème trimestres 2016

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juillet 2016

Art – Londres, changement de paradigme ?

3ème place mondiale selon Artprice et même 2ème à en croire le rapport publié cette année par The European Fine Art Fair (Tefaf), le Royaume-Uni représente aujourd’hui 64% du marché de l’art européen. Autant dire que le milieu retient son souffle depuis la victoire du Brexit…

L’évolution de la fiscalité britannique pourrait en effet changer la donne : une TVA à l’importation de 5 % pourrait être appliquée aux objets d’art. Jusqu’à présent, les œuvres provenant de la communauté européenne vendues sur le sol britannique échappaient à cette taxe. Si cette TVA était adoptée, les vendeurs pourraient déserter le marché britannique et choisir de céder leurs meilleures pièces sur d’autres marchés.

Nombreux sont ceux qui estiment au contraire que la TVA à l’importation n’est pas un élément assez significatif pour empêcher amateurs ou professionnels de mettre des œuvres en vente à Londres. De plus, cette nouvelle taxe pourrait être compensée par la suppression du droit de suite. Sorte de droit d’auteur reversé à l’artiste ou ses ayants droit lors de la cession d’une œuvre, ce droit est actuellement compris entre 0,25% et 4% du prix de vente.

 

Art – et si ce n’était pas une bulle ?

 

Pour ses deux cent cinquante ans, Christie’s avait prévu une série de ventes à Londres, autour de quatre siècles d’art britannique. Le vote pro-Brexit n’a pas gâché la fête. La grande vente du 30 juin a presque atteint les £100M, dans la fourchette basse des estimations (entre £95,7M et £138M).

Les chiffres d’affaires sont cependant en contraction. La vacation de la maison de ventes Phillips a totalisé £9,8M le 27 juin, moins que les prévisions basses. De même, le lot phare de la vente de Christie’s du 29 juin, un tableau de Gerhard Richter estimé £14M, a été retiré in extremis. Sotheby’s a toutefois redressé la barre en vendant, pour £5,9M, une toile de l’artiste britannique Jenny Saville. La dévaluation de la monnaie britannique a, semble-t-il, été profitable aux enchérisseurs asiatiques et américains, toujours présents.

Illustration d’une révolution portée par la mondialisation, Christie’s est aujourd’hui une entreprise implantée sur toutes les places fortes. Et les œuvres sont excessivement mobiles… D’une société anglo-anglaise de 200 collaborateurs il y a deux cent cinquante ans, Christie’s est devenu, sous la férule de son propriétaire depuis 1998, François Pinault, une multinationale de 1 800 personnes. La maison de vente traditionnelle est désormais une marque de luxe, tirant profit de la globalisation et de la sophistication du marché. Elle a dominé l’évolution du marché de l’art, caractérisé par une diversité et une pluralité d’acheteurs inimaginable auparavant. Un marché qui s’est concentré autour des deux leaders à mesure qu’il s’élargissait : en 1959, Christie’s et Sotheby’s adjugeaient pour $435M de biens ; en 2015, c’était $14,5Mrd.

Pour les grandes maisons de vente, au-delà de la multiplication des implantations, de nouveaux canaux de vente se sont développés, avec le gré à gré et internet. Même diversification sur la nature des œuvres : dans les années 1960, 50% des ventes étaient engendrées par des tableaux et du mobilier anciens ; à présent ce même pourcentage est réalisé avec des tableaux impressionnistes, modernes et contemporains. Quant aux clients, Christie’s et Sotheby’s sont passés progressivement d’une majorité d’acheteurs professionnels à des acquéreurs particuliers principalement.

Ce ne sont pas les seules évolutions auxquelles les majors ont dû s’adapter. Pendant plusieurs siècles, elles ont vécu sur les commissions réclamées aux vendeurs. A la fin des années 1970, des frais acheteurs sont introduits à mesure que les marchandises de qualité deviennent plus difficiles à « sourcer ». Une décennie plus tard, l’introduction d’instruments financiers (avances, garanties) modifie encore le modèle économique.

L’autre changement majeur dans le paysage de l’art est la montée en puissance des foires. Longtemps, quatre Salons ont régné en maître : la Tefaf à Maastricht, aux Pays-Bas, Grosvenor House, à Londres, la Biennale des antiquaires, à Paris, et l’Armory Show, à New York. Désormais, plus de 30 foires importantes, organisées chaque année en Europe, en Asie et en Amérique, drainent une clientèle de nouveaux acheteurs.

Positionnées comme des acteurs à la fois commerciaux et culturels, elles ont une approche événementielle et ludique de l’art, et ont installé des rendez-vous incontournables, y compris en Asie, d’où proviennent, par exemple, 30% des acheteurs de Christie’s.

Dans un marché mondialisé, ou le nombre de clients s’est accru de façon spectaculaire, en même temps que l’offre s’est enrichie de façon tout aussi significative, le marché de l’art ne semble plus répondre aux mêmes critères de fonctionnement.  En particulier, la largeur  et la fluidité de l’offre, sur tous les segments, la technologie, l’approche commerciale voire financière des grandes maisons de vente, tout en préservant une image élitiste, donnent probablement à ce marché une profondeur, et donc une solidité, qui n’était pas imaginable il y a quelques décennies.

Immobilier mondial

Selon une étude menée par le groupe anglais Savills l’immobilier mondial (résidentiel, commercial,…) représenterait quelques $217 000 000 000 000… soit environ 2,7 fois le PIB mondial. L’Europe représente 24% du total des valeurs résidentielles, pour 11% de la population mondiale, contre respectivement 21% et 5% de la population pour l’Amérique du Nord. Quant au prix moyen d’une habitation (abritant pas moins de 2,5Mrd de ménages), il est estimé à $43 000.

Immobilier et effet richesse

« Quand le bâtiment va, tout va », comme disait le maçon Martin Nadaud en 1850. La perception de la valeur d’un bien par son propriétaire aurait une influence sur son niveau de consommation. En 2015, selon l’Insee, 62,7% des ménages français possédaient un patrimoine immobilier et 58,9% leur résidence principale. D’après la banque de France, cette résidence principale représente environ la moitié des actifs des ménages (61 % en Italie, 41 % en Allemagne).

Et ce patrimoine crée un « effet richesse  » : les ménages ont tendance à augmenter leur niveau de consommation à mesure qu’ils perçoivent une amélioration de la valeur de leur bien immobilier. Et inversement.

Aux États-Unis, l’influence des prix de l’immobilier sur la croissance de la consommation était de 3,5% (+ 3,5€ de consommation supplémentaire par tranche de 100€ de progression de la valeur de l’immobilier) entre 2003 et 2006, années de « boom immobilier ». Mais elle a été diminuée de moitié ensuite, pour tomber à 1,7% en 2015.

Plus encore, cet effet richesse se traduirait davantage pour les plus riches que pour les propriétaires plus modestes (qui seraient eux davantage influencés par leurs actifs non  immobiliers). Par ailleurs, c’est moins la valorisation de la résidence principale que celle des autres biens immobiliers qui influencerait la consommation, car ils sont plus liquides, plus facilement vendables.

Cependant, les études économétriques mesurent un décalage entre la valeur de marché et la valeur perçue par les propriétaires. Ces derniers auraient tendance à surestimer les prix de leur bien d’environ 8% qu’ils soient en situation de vente ou non.

Les recherches ont aussi démontré que les estimations étaient liées aux variations des marchés. Ainsi, les  propriétaires qui ont acheté lors d’un marché baissier ont tendance à sous-estimer la valeur de leur bien s’ils le vendent ensuite dans un marché haussier. L’inverse est aussi vrai. Aujourd’hui, de nouveaux outils existent sur internet afin d’améliorer l’estimation de la valeur des biens. Ces évaluations en ligne pourraient alors servir de nouveau cadrage, facilement accessible pour les propriétaires. Et ces nouvelles estimations pourraient avoir finalement un effet sur le niveau de consommation future, donc sur la croissance.

Châteaux chinois

Après l’appellation Bordeaux  en juin 2015, la Chine vient d’annoncer la reconnaissance en tant qu’indications géographiques (I.G.) de toutes les AOC bordelaises de vin tranquille (non effervescent), un avantage déterminant face à la contrefaçon. A ce jour, seules 5 autres I.G. étrangères en vins et spiritueux étaient reconnues par la Chine : Cognac, Champagne, Napa Valley, Scotch Whisky et Tequila.

S’il est vrai que la Chine est la première destination des vins de Bordeaux (en volume et en valeur), les investissements chinois continuent de progresser dans le Bordelais. Avec de plus en plus de châteaux, les Chinois sont aujourd’hui partie prenante de la grande histoire de la région, comme le furent avant eux ces négociants venus de l’Europe du nord. Alors, combien de temps  leur faudra-t-il pour constituer de grandes dynasties du vin et entrer de plein droit dans le panthéon de l’aristocratie viticole bordelaise ?

Relativisons cependant. Seulement 90 châteaux, sur les  8 000 que compte le Bordelais, pour 115 000 ha, sont aujourd’hui sous pavillon chinois ! Parlerait-on d’un péril belge, alors que les Belges ont acquis une quarantaine de châteaux au cours des trente dernières années ? Rappelons que la première acquisition chinoise, le château Latour-Laguens (60 ha), sur la commune de Saint Martin-du-Puy (un bordeaux supérieur), ne date que d’août 2008. L’avenir demeure donc certainement porteur pour ces actifs.

SCPI et OPCI : moins dynamiques, plus européens

En dépit d’une collecte toujours en forte progression et de l’annonce régulière de nouveaux investissements, les SCPI et les OPCI ont été moins actifs, en termes de transactions, au cours du 1er trimestre 2016. Aucune création de SCPI ou d’OPCI n’est en outre intervenue.

Le total de leurs investissements se situe aux alentours de €380M. C’est nettement moins que le dernier trimestre 2015, qui affichait un total de près de €1,4Mrd… Côté cessions, les chiffres sont également en repli.

Cette baisse des transactions ne modifie pas en revanche une tendance qui se confirme depuis plusieurs trimestres: SCPI et OPCI restent structurellement acheteurs nets d’immobilier. Ce qui n’est pas le cas des SIIC (société d’investissement immobilier cotée) qui, au 1er trimestre 2016, comme d’ailleurs au trimestre précédent, affichaient un niveau de cessions (€1,7Mrd) supérieur à celui de leurs acquisitions (€595M).

En dépit de cette légère baisse de régime, SCPI et OPCI confirment une autre tendance amorcée depuis plusieurs mois : l’européanisation de leurs investissements. L’Allemagne reste la zone d’investissement privilégiée, mais les SCPI s’intéressent désormais également à d’autres pays voisins comme la Belgique ou les Pays-Bas. Côté OPCI, même constat. A fin 2015, 52% du patrimoine des OPCI grand public étaient déjà investis hors de France.

Immobilier – plus que jamais !

 

L’année 2015 avait un été un bon cru pour le marché de l’immobilier prime à Paris, avec un bond de 23% de son activité. Depuis janvier, cette tendance positive se confirme avec une baisse du stock de biens à la vente dans la capitale. Le Brexit semble renforcer cette tendance : les ventes de biens d’exception (2M à 30M) ont touché des plus hauts. Mais de façon inattendue, environ 80% des acquéreurs sont français. Majoritairement non-résidents. Il semble probable que certains ont préféré utiliser leurs Sterlings dans des achats immobiliers français avant l’échéance du référendum de juin dernier !

Plus généralement, les professionnels du secteur enregistrent une augmentation de la demande des expatriés.

Résultat, les stocks ont diminué de manière drastique, la tension sur la demande pourrait s’accentuer avec l’arrivée éventuelle de nombreux salariés de la finance.

Les grandes fortunes françaises ne sont pas en reste non plus. Pinault et Niel se sont récemment illustrés par des acquisitions d’ampleur à Paris (52M pour l’hôtel de Clermont-Tonnerre dans le VIIème arrondissement et 31M pour l’hôtel de Coulanges, place des Vosges).

Elément déclencheur pour le marché des biens d’exception pour certains, pur hasard pour les autres, toujours est-il que c’est en Ile de France qu’a été vendue fin 2015 la demeure privée la plus chère du monde pour la bagatelle de €275M. Le « Château Louis XIV », à Louveciennes, construit en 2011, est un projet pharaonique d’une superficie de 5 000m2 ayant l’ambition de reprendre les prouesses architecturales du château de Vaux-le-Vicomte dont la beauté causa la perte de son propriétaire, Fouquet.

Cet engouement pour l’immobilier de prestige rappelle que Paris manque toujours cruellement d’une offre structurée à destination des riches étrangers souhaitant disposer d’un pied à terre parisien. Nul doute qu’une opportunité existe sur ce créneau pour les années à venir, aidée aussi par un Brexit qui obligera certains à reconsidérer leur implantation à l’aune de l’accès au marché d’Europe continentale. Malgré des prix faciaux apparemment élevés et des rendements faibles, l’immobilier – surtout parisien – pourrait bien être l’un des actifs porteurs pour la prochaine décennie ! Mais la déflation menaçante doit inciter à la prudence, particulièrement sur les opérations ayant recours à de forts niveaux de financement. Sans compter que les disparités importantes de prix d’achat que l’on peut constater, doivent aussi inciter à demeurer vigilant sur la qualité des biens et sur le prix réel au M2 !

Dans le commerce, l’appétit des investisseurs reste fort, alors même que la hausse favorise un afflux d’ordres à la vente. Ceci explique les bonnes performances de ce segment. Les meilleurs emplacements continuent de profiter d’une demande vigoureuse. Dans ce contexte, nombre d’acteurs, attentifs à la rentabilité de leurs points de vente, ciblent les portions excentrées d’artères majeures (« débordement » observé près de la rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le Marais, rive gauche…).

Parmi les grandes orientations du marché, on retiendra la force de la devise américaine ainsi qu’un ralentissement en Asie, notamment sur les opérations de développement.

Si l’on ne tient pas compte des acquisitions foncières, les volumes globaux ont progressé de 8%, avec une activité particulièrement forte des compartiments résidentiels et hôteliers, suivis par la logistique. Les mouvements sur les devises ont également eu un impact significatif, attirant nombre d’investisseurs vers les Etats-Unis pendant que les volumes exprimés dans d’autres monnaies ont été moins dynamiques. Ainsi, alors que les volumes globaux exprimés en dollars US ont baissé de 2%, ceux exprimés en euros ont progressé de 17%.

Dans une période d’incertitudes marquées, en Europe comme dans beaucoup d’autres zones du globe, l’actif réel, dont l’immobilier est le fer de lance, semble conserver d’importants atouts aux yeux des investisseurs !

Marchés financiers

Constat : Nos craintes se sont réalisées : la montée du populisme, l’illusion du repli sur soi et le retour à une certaine forme de nationalisme se matérialisent avec le vote du Brexit et la présence de Donald Trump en finale de l’élection américaine.

L’incertitude est renforcée par la faible croissance mondiale (moins de 3%) et le ralentissement chinois (plus ou moins sous contrôle).

Comme en 2015 avec le référendum grec, le vote populaire a invalidé les prévisions et effrayé les marchés. Qu’on ne s’y trompe pas, le rebond qui a suivi et qui a permis de quasiment rattraper la chute de 10% post référendum n’est pas le fait d’une levée de l’incertitude sur les conséquences du vote, ni sur l’amélioration subite des perspectives macro-économiques : il résulte essentiellement de l’intervention massive des banques centrales, encore là pour éviter un effondrement et calmer les inquiétudes par de la création monétaire. Illustration avec le taux 10 ans italien : alors que la viabilité même de son système bancaire est discutée (Unicredit, première banque du pays, -55% depuis janvier…), il est passé de 1.6% à 1.1%, loin de toute réalité économique. Merci aux rachats de la BCE. De l’autre côté de l’Atlantique, la FED a une nouvelle fois repoussé la hausse de ses taux directeurs, malgré le plein emploi et une reprise de l’inflation.

C’est l’ensemble du marché obligataire qui semble évoluer dans un monde parallèle : taux négatifs à 10 ans en Allemagne et à 50 ans en Suisse, entreprises du CAC 40 empruntant à taux négatif à 5ans. Aucune rationalité économique dans ces prix, il convient donc d’éviter cette classe d’actifs.

La réelle perception par le marché des risques se reflète mieux dans les prix de l’or (+25% en 2016, forte aversion pour le risque) et du pétrole (stagnation sous les $50 le baril, faible croissance mondiale). La faiblesse de certaines valeurs, bancaires (Société générale -30%) ou automobiles (PSA -25%), montre clairement que la croissance européenne est remise en question par ce contexte tourmenté. Finalement, malgré le rebond récent, le marché européen affiche toujours une performance de -10% en 2016 et -20% depuis 1 an…

Côté américain, les derniers mois ont été fastes, avec un marché qui bat record sur record : profitabilité des entreprises au plus haut, rachats d’actions massifs, absence de hausse des taux. Ce dernier point est à surveiller car le marché a acté la poursuite de cette politique très accommodante pendant encore six à douze mois, mais en contradiction totale avec les excellents chiffres de l’emploi. Attention à une hausse surprise qui surprendrait les marchés…. mais pas les économistes.

Enfin, terminons par la Chine : pas de problème politique à Pékin mais des derniers chiffres décevants. Signe du ralentissement, les importations et les prix des matières premières sont toujours orientés à la baisse. Pour relancer la machine, le gouvernement relance la bulle immobilière, avec des hausses de prix à deux chiffres ces derniers mois. Et continue ces dernières semaines d’affaiblir sa monnaie face au dollar dans l’indifférence générale. Un mouvement de même ampleur cet hiver avait fait chuter les marchés de 10%…

Perspectives: En Europe, la phase de négociation qui va s’ouvrir entre Londres et Bruxelles va créer de l’incertitude et un environnement peu porteur pour les marchés. Cela impactera bien évidemment l’économie réelle, point très sous-estimé par les marchés aujourd’hui : en premier lieu au Royaume-Uni mais aussi sur le continent, car il est peu probable que les entreprises investissent et recrutent massivement dans les prochains mois. Cette période de blocage politique va une fois de plus retarder le redressement de l’économie européenne et seules les décisions politiques orienteront les prochains mouvements de marchés.

Les effets à moyen terme sont difficiles à anticiper, car dépendent des concessions politiques que les uns et les autres vont devoir faire. Sans présager de l’éclatement de l’Europe que la multiplication de ce type de referendum pourrait entrainer, l’année 2017, qui sera électorale en France et en Allemagne, laisse peu de perspectives de résolution rapide de la crise. Sans compter les innombrables péripéties politiques européennes habituelles : referendum cet automne en Italie qui pourrait renverser le gouvernement, absence de majorité au parlement espagnol, nouveau tour de négociation sur la dette grecque…Bref, tout ce qu’aime le marché, du politique et encore du politique.

La rentrée s’annonce aussi compliquée aux Etats-Unis : après le vote anglais, la perspective d’une arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n’est plus un scénario improbable. Comme personne n’est capable d’anticiper la politique qu’il pourrait mener une fois au pouvoir, les marchés sont craintifs : le comportement de ces derniers dans les prochains mois sera rythmé par les sondages.

En résumé, de gros points d’interrogations politiques qui empêchent toute vision tranchée sur les prochains mois, le scénario du pire n’étant jamais sûr et des changements positifs pouvant résulter de ces turbulences (comme une meilleure intégration européenne).

L’obligataire présente, sauf niche spécifique, des ratios risque/rendement aberrant. Le monde alternatif / Hedge funds est à la peine. Les baisses excessives et indiscriminées des marchés sont donc une occasion d’accumuler à bon compte de belles valeurs mondiales de croissance, dans une optique de moyen long terme. Elles sont chères mais sont aujourd’hui les actifs les plus corrélés à l’économie réelle et les moins manipulés par les pouvoirs publics. Enfin, restent les actifs réels……