4ème trimestre 2014

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décembre 2014

La croissance réinventée

La crise a remis à l’ordre du jour les interrogations sur la finalité de la croissance. Au-delà de la seule augmentation du PIB, comment être certain qu’une société progresse sur le long terme, sans hypothéquer ses ressources, en assurant le bien-être de l’ensemble de la population et des générations à venir ? Pour viser une croissance « soutenable » ou « de qualité », il est nécessaire de mesurer non plus seulement la progression du PIB, mais aussi le legs social, environnemental et productif aux générations suivantes.

Un think tank français propose sept indicateurs susceptibles d’accompagner le PIB dans un tableau de bord de la qualité de la croissance française : l’évolution des stocks d’actifs productifs, physiques et incorporels, rapportés au PIB, la proportion de titulaires d’un diplôme supérieur au brevet des collèges parmi les 25 à 64 ans, la proportion artificialisée du territoire, l’empreinte carbone annuelle, importations incluses, le rapport entre les revenus détenus par le cinquième le plus riche de la population et ceux détenus par le cinquième le plus pauvre, la dette publique nette rapportée au PIB, et enfin, la dette extérieure nette rapportée au PIB.

Pour imparfaits qu’ils soient, nul doute que si de tels indicateurs étaient pris en compte, le classement mondial des pays se trouverait malmené !

La croissance « robotique »

Un programme d’intelligence artificielle qui remplace les médecins, les journalistes ou un logiciel de rédaction. Un robot qui prend la place de recruteurs et un algorithme qui aide les chefs d’entreprise à prendre les bonnes décisions. Plus rapides, infatigables, logiciels et robots aident de plus en plus l’homme sur les plans opérationnel et technique.
D’après un cabinet d’étude sur l’avenir du travail, un emploi sur trois sera remplacé par un logiciel, des robots ou des machines intelligentes d’ici à 2025 et dans les 7 ans à venir, les métiers qui auront la cote seraient les spécialistes de l’intégration, les architectes numériques, les analystes règlementaires, les professionnels du risque.

Cependant, l’économie numérique, avec ses drones, ses robots et ses logiciels, devrait créer une augmentation d’emplois de 500% d’ici 2018 selon la même source !

Plus l’homme crée de robots, plus il crée d’emplois !

Douces Suisse ….. et France

A l’échelle des 367 régions des Etats-membres de l’OCDE, la Suisse est la championne du bien-être : toutes ses régions figurent dans la première moitié d’un classement réalisé par l’organisation, toutes catégories confondues, du niveau d’éducation à l’espérance de vie, en passant par le taux d’emploi, les revenus ou encore la sécurité.

L’ensemble des régions françaises figure également dans la première moitié du classement et, de manière générale, les régions françaises ont des classements très proches, révélant que les inégalités entre les territoires sont faibles.

C’est en matière d’espérance de vie et de taux de mortalité que le pays est le mieux classé : trois des régions françaises font partie des 20 où l’on vit le plus longtemps.

Une autre donnée intéressante concerne la sécurité, évaluée par l’OCDE à partir du nombre de meurtres pour 100 000 habitants. La France, où la question sécuritaire occupe régulièrement le débat public, se révèle être l’un des Etats les plus sûrs !

Rentabilité « socialement utile »

Pour l’intérêt général, comme pour les investisseurs, construire un modèle économique vertueux, susceptible de développer une offre immobilière qui accompagne les besoins de la population est une priorité. Bien que complexe à isoler dans les statistiques, il existe une catégorie d’immeubles « socialement utiles » (crèches, cliniques,…) se caractérisant par leur usage.

Leur qualité d’établissement recevant du public impose des normes de sécurité supérieures à la moyenne, auxquelles s’ajoutent celles des autorités de tutelle des activités concernées. L’immeuble socialement utile est donc fait « sur-mesure » pour les services qu’il abrite. Sa seconde caractéristique est d’être souvent dans une situation de rareté.

Du point de vue de l’investisseur, ces deux caractéristiques (normalisation et rareté) sont déterminantes :

  • la première limite naturellement la possibilité de requalifier ces actifs en bureaux ou commerces classiques, mais fidélise fortement l’exploitant, susceptible, alors, de signer des baux plus longs.
  • la seconde permet de limiter la perte de valeur de tels actifs, nécessaires pour du long terme.

Des rats pour la City ?

A la croisée des chemins de l’art contemporain et de la spéculation, un artiste conceptuel autrichien, ancien analyste financier, a choisi d’entraîner des rats à anticiper les fluctuations des cours de la Bourse. Là où les humains se montrent surtout distraits « par les actualités, les fondamentaux économiques, leur situation financière ou celle de leur banque », les rats ont démontré leur capacité à identifier un schéma.

Ironiquement, parmi les rats de la première génération, Mister Lehman s’est montré le plus habile au jeu des augures (53,2% de bonnes réponses), suivi de Mister Morgan (50,2%), puis de Miss Coutts (49,6%) et Miss Kleinworth (48,5%),… Mister Kleinworth Morgan Junior 5 est quant à lui parvenu à prédire les mouvements boursiers avec une précision de près de 57% !

De quoi donner du poids à l’affirmation d’Einstein, selon qui « les rats seraient les maîtres du monde s’ils pesaient 20kg ! »