2ème & 3ème Trimestres 2016

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juillet 2016

Familles en mutation (M. Segalen à l’AFFO)

Si le modèle familial a évolué depuis le début du 20ème siècle, les différentes thèses parfois pessimistes sur l’avenir de cette institution ont vite été démenties par la réalité des faits sociaux.

Le schéma traditionnel a certes été bouleversé tout au long du siècle : changement du statut féminin et développement de l’égalité des sexes au sein du couple, divorce, émergence de nouveaux modèles familiaux, primauté de l’individu, procréation médicalement assistée,… Pour autant, la famille n’est pas remise en cause et reste un pilier dans la société française. En témoigne son taux de fécondité (2,01 enfants par femme en 2014 contre 1,77 en 1990, son plus bas niveau depuis la guerre).

La montée des droits de l’enfant a également contribué à voir la famille sous un nouvel angle. Ce n’est plus uniquement le mariage qui fonde la famille mais aussi et surtout la filiation, où le désir d’enfant dérive parfois vers un « droit à l’enfant ». La constitution de la famille et la forme qu’elle prend n’est désormais qu’une question de volonté des individus. Dans cette nouvelle organisation, les grands-parents sont rapidement devenus les pivots des liens familiaux, pouvant apporter une aide considérable.

Loin de l’image patriarcale de la famille, les relations familiales ont pourtant résisté et sont, dans notre société, des sources de soutien psychologique, social et économique. En atteste le cas particulier des entreprises familiales, socles du développement industriel français.

Revenu universel, la raison du plus fou

Si l’idée peut paraître saugrenue de prime abord, elle rencontre pourtant un écho favorable, toutes tendances politiques confondues. Et l’idée n’est pas nouvelle. Au 18ème siècle, Thomas Paine avançait déjà le fait que la naissance octroie à chaque individu le droit de percevoir sa part du capital accumulé sur la Terre.

Peu d’individus sont véritablement oisifs. Un grand nombre d’activités ne sont pas considérées comme du travail car elles ne sont pas rémunérées, tel le bénévolat. Le revenu universel permettrait de procéder à leur reconnaissance. Il se justifie aussi par les mutations de l’emploi. Beaucoup souhaitent se libérer du salariat. Le dispositif leur permettrait donc de choisir un métier qui leur plaît quitte à gagner moins. Il présenterait aussi une solution au travail précaire, où périodes d’activité et d’inactivité se succèdent. Par l’automaticité de la distribution, il lève pour les plus démunis l’obstacle stigmatisant de le réclamer. Quid des plus aisés ? demandent ses détracteurs. Il est inclus dans le revenu imposable… Quant à l’absence de contrepartie, notamment en termes de travail, rien de nouveau puisque pléthore d’allocations non contributives du système sont déjà distribuées sans que rien ne soit exigé en retour. Plaidoyer en faveur de la paresse ? Au contraire, il serait une véritable incitation à la reprise d’activité selon ses partisans. En se cumulant à d’autres revenus, il permet d’éviter l’effet de seuil des prestations servies sous condition de ressources, tout en poussant l’individu à retrouver du travail.

Reste la question cruciale de son financement et donc du choix du montant. Financé par l’impôt ou la redistribution, il ne faut pas qu’il soit trop faible car il ne permettrait pas d’enclencher les vertus attendues du système. S’il est trop élevé, son financement deviendrait alors ingérable. De grands défis pour ce qui s’apparente encore pour beaucoup à une parfaite utopie !

Le métier de philanthrope

En France, qui dispose sans doute de l’un des arsenaux philanthropiques les plus attractifs et les plus complets, les nouvelles fondations foisonnent et le montant des dons gonfle. Un phénomène attribué à l’enrichissement rapide d’un pan de la population et à la prise de conscience, par l’Etat, de sa moindre capacité d’intervention dans les domaines d’intérêt général. Celui-ci a multiplié les mesures d’incitation fiscale et les dispositifs légaux pour favoriser l’émergence de la générosité des particuliers. Les fondations abritées sont devenues l’outil philanthropique favori des grands donateurs privés. Ils peuvent accéder au statut de philanthrope et se concentrer sur leur projet tout en se déchargeant des aspects administratifs.

Grand pas en avant, les mécènes souhaitent désormais s’engager de leur vivant. Un tiers des philanthropes français a moins de 55 ans et 87% sont en activité selon la Fondation de France. Parmi eux, des entrepreneurs qui n’attendent plus d’avoir vendu leur entreprise pour consacrer une partie de leur temps et de leur argent à un programme. La volonté de professionnaliser cette générosité a aussi émergé. Issus du monde des affaires, ces nouveaux mécènes appliquent des méthodes entrepreneuriales pour jauger l’efficacité de leur action.

Cependant, cette quête de résultats peut avoir des effets pervers. Cette nouvelle génération de philanthropes privilégie le financement de projets à court terme qui fournissent un résultat visible. Pourtant essentiels, ceux dont les effets s’inscrivent dans la durée mais dont l’impact est difficile à évaluer, tendent à être délaissés…

Affaire de famille

Malgré l’opinion très favorable que les entreprises familiales rencontrent auprès des Français (72%), elles sont près d’un tiers à rencontrer des difficultés à recruter. Celles-ci attirent moins d’étudiants diplômés d’écoles ou de talents en entreprises que les start-up ou les grands groupes. Elles ont pourtant plus d’une corde à leur arc.

En effet, elles offrent, par leur dynamisme, de véritables tremplins, notamment en début de carrière : 75% d’entre elles se projettent à l’international et la moitié a embauché en 2015.

De plus petite taille, leur structure permet une autonomie accrue et davantage de responsabilités. Leur fort sens entrepreneurial au service de l’innovation leur permet de rester compétitives. Elles mènent des politiques d’investissements réguliers, s’inscrivant dans le long terme, qui entretiennent cette compétitivité et assurent leur pérennité. Elles peuvent aussi compter sur un réseau familial et un réseau de partenaires solides, ce qui en fait des entreprises plus résilientes que les autres.

Désormais, elles recherchent également des compétences hors du cercle familial. On peut ainsi noter que 76% d’entre elles ont des cadres dirigeants extérieurs à la famille. Par ailleurs, elles sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des organes de gouvernance avec des administrateurs indépendants qui apportent leur savoir-faire voire agissent comme médiateurs.

Enfin, ces entreprises ouvrent leur capital à leurs dirigeants afin de les associer à leur succès et ainsi fidéliser les talents. Cela témoigne avant tout de leur volonté de nouer une relation de confiance forte avec les collaborateurs clé.

En entreprise, les histoires de famille semblent donc avoir tout pour plaire.

Phoenix helvétique

La Suisse a vu sa belle image entachée par une série de scandales. L’affaire de corruption de la Fifa a ravivé le débat sur la neutralité du pays. Suite à l’abandon de son cours plancher, le franc suisse a connu une volatilité extrême, mettant à rude épreuve la réputation de stabilité de la devise (mais pas son statut de valeur refuge !). Le régulateur américain a engagé une action en justice suite aux révélations faites en 2007 sur la face obscure de son secret bancaire. En Europe, l’affaire « SwissLeaks » a porté le coup de grâce à la notoriété de son système bancaire.

Mais la Suisse est résiliente et apparaît même grandie par sa traversée houleuse. Ses banques ont certes vu leur réputation se ternir en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, mais le pays conserve une image plutôt positive, notamment en Chine et dans les pays émergents qui saluent sa stabilité. Du tintouin sur le secret bancaire et l’évasion fiscale, il ne ressort qu’une chose : la Suisse est une maison sûre dans un monde impétueux. Sa neutralité, son libéralisme et sa culture de la confidentialité permettent au pays de garder son image de refuge face à des inquisitions trop intrusives. Ses actifs sont recherchés pour investir en période d’incertitudes grandissantes comme en témoigne l’appréciation du franc suisse. Le pays peut se targuer de sa stabilité politique. Il pourrait ainsi prodiguer ses conseils ailleurs qu’en Europe. Face au résultat du référendum, la perfide Albion pourrait être tentée d’adopter son modèle alternatif d’organisation politique. Enfin, la Suisse est toujours un intermédiaire diplomatique d’envergure. Messager déjà entre les Etats-Unis et Cuba, elle a été de nouveau sollicitée lors de la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et l’Iran cette année.

Ses montagnes, ses montres et ses chocolats ne sont donc pas les seules choses que l’on peut envier à la Suisse. Le pays reste avant tout gage de stabilité, de sécurité, de fiabilité et d’ouverture à l’internationale. Hopp schwiiz !

Intelligence, artificielle et bien réelle

Connaissez-vous Julie Desk, assistante virtuelle ? Née en 2013 de l’idée de trois jeunes entrepreneurs issus de la promotion 2009 de Polytechnique, ce produit d’intelligence artificielle se détache du service « classique » proposé par un outil application avec des interfaces et se fonde sur le langage naturel ou une activation par texte. Le projet de départ basé sur une simplification de l’organisation des rendez-vous a rapidement évolué vers une délégation de cette tâche sur mesure : Julie Desk peut ainsi organiser directement votre emploi du temps.

La start-up compte environ deux cents références clients dont principalement des dirigeants d’entreprises de service ou métiers du conseil tels des professionnels indépendants, comptables, consultants ou avocats. Mais c’est par cinq au minimum que la start-up souhaite multiplier cette base client d’ici la fin de l’année. Egalement au programme : intégrer de nouveaux services (réservations, appels téléphoniques…) et se tourner vers le reste du monde. L’intelligence artificielle, au-delà de l’innovation, est une étape logique de l’évolution humaine et n’en est pour l’heure qu’à ses débuts. Car à terme c’est bel et bien tout le monde qui pourra y avoir recours, et pour un large champ de services.

Rassurer ou prévoir ?

Un communiqué du ministère des Finances vient de détailler les réserves officielles de change de la France, autrement dit, le montant des économies du pays détenues par la Banque de France. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’avec un stock valorisé à €85Mrd, l’or s’y taille la part du lion.

Certes, la valeur a fondu de quelque €3Mrd entre avril et mai 2016, mais c’est essentiellement à cause des fluctuations des cours qui ont sensiblement baissé entre la fin avril et la mi-mai (ils sont toutefois bien remontés depuis…). Pour autant, il semble que le stock d’or présent dans les coffres de la Banque de France n’ait pas beaucoup varié et se situe toujours aux alentours de 2 435 tonnes, constituant ainsi la 4ème réserve de métal jaune au monde après celles des États‑Unis, de l’Allemagne et de l’Italie.

On note également l’existence d’environ €53Mrd en devises, une somme relativement stable d’un mois sur l’autre mais qui reste très en-dessous de la valeur des réserves en or, qui représentent désormais plus de 55% de la valeur totale des réserves. Et cette proportion est même beaucoup plus importante dans d’autres pays du monde comme par exemple l’Allemagne (67%) ou les États-Unis (72%). Certains y voient le signe que les économies se préparent à un changement du rôle de l’or dans le système monétaire mondial. Enfin, l’or dispose d’un tel capital confiance auprès de la population que 36% des Français estiment qu’il pourrait être une meilleure monnaie que l’Euro.

Rappelons que l’une des raisons d’être des réserves officielles de change est de montrer aux marchés que le pays a les moyens de résister à un choc économique (hausse des prix des matières premières, par exemple), mais aussi financier (crise du crédit), voire à une catastrophe naturelle majeure. L’objectif est donc avant tout d’amener les acteurs de l’économie mondiale à faire confiance à la France (confiance qui se manifeste en particulier par le niveau des taux d’intérêt, proches de 0 sur 10 ans), mais aussi par ricochet à l’Euro. Or, ce dernier aspect se révèle de moins en moins facile à gérer, en raison notamment des derniers évènements…

Millenials, le beurre et l’argent du beurre

Réalisée dans plusieurs pays auprès d’investisseurs appartenant à la génération Y, celle des 18-39 ans, une étude (Legg Mason) révèle que ces jeunes actifs ou pré-actifs ont de grandes attentes de retour sur investissement… mais un appétit limité pour le risque.

Au niveau mondial, ils espèrent un retour sur investissement annuel de 11% en moyenne. Les attentes des Millennials américains sont les plus élevées : 14% par an, alors que celles des Européens sont plus modestes (8% par an).

Cette étude révèle surtout une situation paradoxale, car les « Millenials » ont un appétit limité pour le risque, comme en témoigne leur allocation d’actifs. Ainsi, la part du monétaire est prédominante avec 24% contre 19% pour les actions, 17% pour les placements obligataires ou 18% pour l’immobilier. Un tiers d’entre eux indique par ailleurs la préparation de la retraite comme objectif d’investissement n°1. Serait-ce la manifestation d’une difficulté à se confronter aux réalités du monde et la quête d’idéaux propres aux plus jeunes ? Ou plus certainement l’expression d’un monde instable et anxiogène que traduisent par exemple avec force les évènements européens qui démontrent une immense incertitude sur ce que sera le monde de demain ? C’est finalement la peur de la guerre économique et politique plus que de la guerre militaire qui semble émerger dans les conclusions de cette recherche.

Automatisation

Qu’ont la Bretagne et les Pays de la Loire en commun ? Elles sont les deux régions en France les plus menacées par l’automatisation et la robotisation du travail. C’est ce que révèle l’étude d’un moteur de recherche d’offres d’emploi en ligne. Parmi les 440 000 offres d’emploi disponibles en France sur ce site en mars 2016, 104.319 seraient susceptibles de disparaître d’ici 2035, soit 24%. A contrario, certaines régions s’en sortent plutôt bien face à ce risque. Les personnes en recherche d’un emploi en Île-de-France sont apparemment moins concernées avec 19% seulement d’offres d’emploi remplacées par des robots. Viennent ensuite la région PACA (22%) et la Corse (23%).

Parmi les métiers concernés, les chauffeurs de taxi ou encore de bus pourraient disparaître avec l’émergence des voitures autonomes. Les personnels de renseignements et les métiers de caisses sont également menacés. L’automatisation ne concerne plus seulement les emplois manuels désormais. Les assistants commerciaux, médicaux, les secrétaires sont eux aussi voués à disparaître d’ici à 2035. Seuls les métiers impliquant de forts contenus décisionnels semblent être sauvés.

Le message pour les jeunes générations est clair : elles vont devoir développer des compétences qui ne sont pas facilement automatisables et s’orienter vers des métiers qui demandent des capacités de prise de décision, d’intelligence relationnelle et de créativité. Un robot ne pourra jamais remplacer les qualités de conseil, d’empathie, de compréhension des relations humaines qui permettent de s’adresser à un ou plusieurs individus avec justesse. L’automatisation de métiers ayant une part de pénibilité pourrait par ailleurs bien laisser la place à des opportunités pour la jeunesse !

Les Français et l’imprévu

Les Français gèrent leur budget avec prévoyance : ils sont 71% à estimer qu’ils font attention à leurs dépenses quotidiennes, selon une étude réalisée par l’institut CSA. Globalement, les ménages anticipent les dépenses sûres et contraintes, celles qui sont dues tous les mois. Une précaution observée davantage chez les familles que chez les personnes vivant seules, qui sont 38% à déclarer vivre au jour le jour.

Les ménages font d’autant plus attention à leur budget qu’ils sont encore nombreux à estimer qu’ils ont des difficultés à boucler leurs fins de mois. L’horizon s’éclaircit toutefois pour les Français. L’Insee entrevoit une nette amélioration de leur pouvoir d’achat en 2016 (+1,7%), dans la continuité de la hausse de 2015 (+1,6%).

Malgré la vigilance portée à leur budget quotidien, les Français n’échappent pas aux imprévus financiers. Plus de 4 Français sur 10 ont dû faire face à un coup dur au cours de ces 12 derniers mois. La liste de ces imprévus est longue, du simple redressement fiscal aux accidents de la vie. Sans surprise, les jeunes y sont plus fréquemment confrontés (58%). Le montant moyen d’un imprévu s’élève à 1 926€.

Face aux coups durs, les Français n’hésitent pas à piocher dans leur épargne personnelle (53%), changer leurs habitudes de consommation (43%) ou renoncer à un achat « coup de cœur » (35%). Le taux d’épargne des ménages, qui représentait 15,4% de leur revenu disponible brut en 2015, a progressé à 15,9% au premier trimestre de 2016. Les Français peuvent également consommer autrement, grâce à l’économie collaborative. Ils sont nettement moins enclins à faire appel à leur entourage (17%) ou solliciter un crédit (11%).

Ils n’hésitent pourtant pas à creuser leur découvert bancaire. Cette solution est envisagée par 29% des Français en cas d’imprévu. Selon la Banque de France, les montants des découverts atteignent des sommets. L’encours total des découverts tricolores s’élevait à €7,6Mrd à la fin du premier trimestre de 2016. Soit une hausse de 2,7% sur un an.

Mobilité et big data au service de la productivité

On assiste au développement croissant d’applications mobiles qui s’appuient sur l’utilisation du big data. Les entreprises sont confrontées à des volumes de données à traiter de plus en plus considérables. Parvenir à les gérer, en temps réel, représente un véritable enjeu pour la productivité commerciale. Mobilité et big data constituent ainsi de formidables leviers de performance. Conjuguant accès simple et prise en main intuitive à l’exploitation efficace d’une myriade de données, ces nouvelles applications visent à apporter des solutions innovantes.

Le coaching a par exemple bénéficié de l’application de ces outils. Véritable clé de voûte de l’efficacité du management commercial, un coaching percutant a une influence énorme sur les ventes. Il s’agit ici d’évaluer les écarts de compétence et d’identifier des axes d’amélioration réalistes pour mener des actions de coaching ciblées. L’accès et la diffusion en temps réel de ces données, via des applications mobiles, permet de favoriser une culture du progrès. Les entreprises attisent ainsi la motivation en stimulant une compétition saine entre les commerciaux. La gestion de l’intelligence commerciale devient alors optimisée par des analyses qualitatives. Il n’est plus question uniquement, pour les managers, du résultat obtenu, mais aussi des moyens mis en œuvre pour y parvenir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ces nouvelles solutions permettent d’accroître l’efficacité de l’action de coaching des commerciaux de 53% et améliorent de 30% leurs compétences fondamentales en moins de deux mois.

Le nouveau défi des entreprises sera donc de parvenir à générer et exploiter plus de données via ces applications mobiles pour satisfaire les attentes des clients et ainsi dynamiser leurs performances.

La menace Fintechs : les banques dans la tourmente

Les banques sont mises à mal par l’inexorable développement des Fintechs qui séduisent de plus en plus de clients. Une étude menée par le World Retail Banking Report 2016 montre que 63% des clients se tournent à présent vers des produits ou des services offerts par les Fintechs. Celles-ci peuvent compter sur un prosélytisme plus marqué de leurs clients. Ils sont 55% à être prêts à recommander leurs services à leur entourage contre 38% pour les services bancaires. Les premières présentent une forte cote de popularité, notamment auprès des jeunes et sur les marchés émergents, grâce à la qualité de l’expérience utilisateur proposée (80%), la rapidité des services (81%) et la simplicité d’utilisation (82%). Autant de facteurs sous-estimés par les banques.

La majorité des banques (70%) perçoivent la confiance de leurs clients comme leur fer de lance. Mais les Fintechs affichent un taux de confiance, partielle ou totale, au niveau mondial, de plus de 88% !

Tandis que 96% des dirigeants de banques attestent de la place croissante de la digitalisation et de la concurrence féroce des Fintechs dans l’industrie bancaire, ils ne sont que 13% à estimer avoir mis en œuvre des solutions adéquates pour gérer cette évolution.

Une révolution diffuse et irréversible émerge à grande vitesse, qui obligera les banques a profondément revoir leur modèle économique au cours des prochaines années, surtout dans un contexte durable de taux nuls, qui compriment marges et rendements !