1er trimestre 2015

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avril 2015

Impact investing

Selon un rapport publié par le World Economic Forum, si l’impact investing (investissement dont l’objectif premier est une réponse mesurable à un besoin social) a le vent en poupe parmi les gérants d’actifs, peu d’entre eux disposent du savoir-faire ou des outils pour le mettre en pratique.

L’impact investing a, jusqu’à présent, drainé quelques $50Mrd, une goutte d’eau dans les $62 300Mrd d’encours sous gestion dans le monde !

Les investisseurs qui souhaitent s’y intéresser doivent utiliser un processus en plusieurs étapes : définir leurs objectifs, évaluer la manière dont ces investissements s’imbriquent dans l’allocation existante, développer des « lignes directrices », réaliser une due diligence et contrôler les résultats sociaux….. mais aussi financiers !

Philanthropes du Nord

Une nouvelle image de la philanthropie européenne émerge, qui tient, d’une part, à l’origine géographique et à l’histoire (en particulier religieuse) des philanthropes, d’autre part à ses acteurs (nouvelles ou anciennes fortunes). C’est ce qui ressort de l’étude « Grandes fortunes et philanthropie en Europe du Nord », réalisée par Marc Abélès et Jérôme Kohler (membre du groupe ayant rédigé le livre blanc de l’AFFO sur la Philanthropie), avec BNP Paribas Wealth Management.

Une étude, menée en 2009, sur les philanthropes d’Europe du Sud, avait permis d’établir une distinction nette entre deux types de philanthropies : l’une « passionnée », majoritaire au sein de l’échantillon, l’autre « raisonnée », moins répandue. Elle insistait notamment sur le caractère artisanal des pratiques philanthropiques et sur l’importance de l’aventure spirituelle, par contraste avec les USA.

Ce travail soulignait par ailleurs la dimension intime de l’acte philanthropique et l’importance de sa discrétion.

Cette nouvelle étude fait ressortir des constantes en termes de valeurs (générosité sans calcul, discrétion, humilité,…), ainsi qu’une approche hybride de la philanthropie.

En Europe du Nord, le déclencheur motivant l’action philanthropique demeure émotionnel et individuel, tandis que la mise en œuvre et le suivi des projets se révèlent de plus en plus marqués par une approche rationnelle et pragmatique, dont on ne peut sous-estimer le caractère entrepreneurial. En témoigne l’intérêt grandissant pour la venture philanthropy.

La performance au féminin

Les entreprises féminisées résistent mieux à la crise et connaissent une meilleure évolution de leur cours en bourse !

Cette idée-force avait été lancée en 2008, à partir d’une étude publiée en pleine crise financière, intitulée « CAC 40 : les entreprises féminisées résistent-elles mieux à la crise? ».

Elle répondait positivement, en démontrant que les femmes cadres sont un facteur de résistance à la crise boursière et que, plus généralement, la féminisation des entreprises est en corrélation avec l’évolution de leur cours en bourse.

A l’appui de ce constat, le Femina Index, composé des dix groupes français les plus féminisés (luxe, finance, santé, communication, tourisme et agroalimentaire), a réalisé une performance de 70% de 2009 à 2012, contre….13% pour la CAC 40 !

Connexion suisse

Les marques suisses d’horlogerie voyaient jusqu’à présent davantage la smartwatch comme un gadget, utile pour des populations spécifiques (personnes âgées ou malades notamment), et éventuellement comme une incitation, pour les jeunes générations, à porter une montre, avec l’espoir qu’ils la troquent un jour pour une montre traditionnelle.

Mais l’automne 2014 a changé la donne : Apple a dévoilé son AppleWatch. Et le marché s’attend à une révolution avec l’arrivée de cet objet, certes toujours relié à un smartphone, mais qui permettra de payer, de communiquer, de bénéficier de nombreux services. Les horlogers ont beau affirmer ne pas avoir été impressionnés, la réponse n’a pas tardé : Montblanc et TAG Heuer ont annoncé le lancement de smartwatches. Et Richemont et LVMH se sont également lancés dans la course.

Reste à observer ce que feront d’autres géants du secteur (Swatch…) ou des indépendants (Rolex, Breitling), qui pourraient, eux aussi, vouloir surfer sur cette vague techno.

L’orgueil suisse le disputerait à sa capacité d’innovation et d’excellence !

Nul doute, en définitive, que l’objet connecté, dont la montre n’est que le nouvel avatar, suscite de nombreuses opportunités auxquelles l’investisseur devra rester attentif.