2ème & 3ème trimestres 2014

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juin 2014

Le « trésor du caniveau »

Perdus, égarés, ou « mis de côté », les euros disparaissent et quittent le circuit. En France, le pactole s’est élevé à €92M en 2013. Ce montant inédit, calculé par la Monnaie de Paris, prouve que les Français sont étourdis, certes, mais pas plus que les autres : les Australiens ont ainsi involontairement retiré l’équivalent de €75M de la circulation, les Britanniques £65M (€95M) ! Les « petites » rigoles font de bien belles rivières : £28M en pièces de 1 penny traîneraient au fond des caniveaux. Quelques £11M seraient dans des sacs à mains, £7,8M dans des vide-poches de voitures, et £5,9M traîneraient sous des coussins de fauteuils.

Actionnaires d’avenir

Une enquête vient d’être menée pour l’Observatoire des Actionnaires d’Avenir, dont MJ&Cie est membre (la Lettre n°36), afin de comprendre le rapport des Français à l’investissement en actions et permettre aux entreprises de renouveler leur actionnariat individuel.

 
Alors que les actions ne représentent plus que 4,5% de l’épargne financière des Français, contre près du double sept ans plus tôt, près des 2/3 d’entre eux sont aujourd’hui ouverts à l’investissement en actions. Néanmoins, l’écart reste important entre l’intention d’achat et le passage à l’acte. Reste à trouver, à l’aube d’une période charnière, les freins à lever pour transformer l’essai !

 
Quatre critères prioritaires motiveraient les choix d’investissement des actionnaires d’avenir : les résultats financiers et la qualité de la gestion, évidemment, mais aussi la qualité et l’innovation des produits et services commercialisés et la contribution des entreprises à l’économie réelle. Plus significatif encore : plus les Français sont prêts à s’engager à travers l’investissement en actions, plus ils sont attentifs à l’ensemble des critères… n’est-il pas temps de capitaliser sur l’émergence d’une nouvelle forme d’actionnariat, plus responsable et plus durable ?

Europe – MIF II

Après plusieurs actions de lobbying, le texte finalement voté par le Parlement en avril prévoit le bannissement total des fameux « inducements », mais uniquement pour les conseillers qui se déclareront indépendants. Ils devront alors se faire payer par des honoraires directs et détaillés. Pour les autres, les non-indépendants, le système de rétrocessions pourra perdurer… La directive a cependant sauvé la face en ajoutant la notion d’ « augmentation de la qualité de service ». Les débats ne font que commencer…

Le premier homme coté en bourse

Lancée par une start-up californienne, autorisée par la Securities and Exchange Commission, l’organisme fédéral américain de règlementation et de contrôle des marchés financiers, une introduction d’un nouveau genre a récemment eu lieu : lundi 28 avril, l’entreprise a vendu sur le marché alternatif FBS la totalité des 421 000 actions Vernon Davis, ailier de l’équipe de football américain des San Francisco 49ers, au prix unitaire d’environ 10$, essentiellement à des investisseurs privés. En contrepartie, le joueur a d’ores et déjà touché plus de $4,2M. Désormais, ses revenus et ses gains dépendent du cours de ses actions, cours dont les fluctuations reposent sur ses performances individuelles, sur le classement de son équipe et le montant accolé à ses futurs contrats.
De son côté, la start-up empochera 1% de commission sur chaque transaction et les actionnaires 10% d’intérêts sur les revenus du joueur, dont les contrats sportifs et publicitaires.

Une certaine « IDE » de la France

Alors que les investissements directs à l’étranger (IDE) vers la France ont chuté de 77% en 2013, d’après un récent rapport de l’ONU, le pays attirerait à nouveau les investisseurs potentiels, puisqu’il a réintégré le top 10 d’un classement annuel mesurant la confiance qu’inspirent les différents pays en matière d’IDE. Paris se hisse donc au 10ème rang de l’indice « Foreign direct investment confidence ». La France demeure toutefois à la 3ème place européenne derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Les États-Unis confortent leur première place, retrouvée en 2013, au détriment de la Chine.

Contre intuitif ? (1)

Paris ne fait plus partie des cinq villes les plus attractives du monde. En deux ans, elle a perdu deux places, passant de la 4ème à la 6ème, selon PwC. Elle conserve cependant sa première position dans la zone euro et la deuxième en Europe, derrière Londres. Outre cette dernière, la Ville Lumière est devancée par New York, Singapour, Toronto et San Francisco. Selon PwC, la facilité des déplacements quotidiens est en cause : Paris est pénalisée par ses embouteillages et ses difficultés à s’y loger. En revanche, la qualité de ses transports en commun est reconnue. Et surtout, elle reste championne pour son capital « intellectuel » et « innovation » !!

Contre intuitif ? (2)

Les fonds de capital-investissement français offrent une performance à dix ans supérieure à celle enregistrée dans les autres pays européens et aux Etats-Unis. Sur un horizon de 10 ans, la performance ressort à 10,7% l’an à fin 2013 contre 8,4% en Europe, selon une étude annuelle publiée par l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) et EY. La moyenne européenne recouvre de fortes disparités avec une hiérarchie des performances, reflétant la maturité des marchés.

 
Sur dix ans, la performance du capital-investissement français est principalement portée par le capital-transmission et dans une moindre mesure par le capital-développement, dont les rendements respectifs ressortent à 16,1% et 5%.

Du mouvement des cerveaux

Le réseau LinkedIn a mesuré les flux internationaux nets de compétences de ses membres. La première destination de ces cerveaux est les Emirats Arabes Unis, qui ont récupéré 1,3% (en net) de ces talents en 2013. Parmi les autres « aimants de compétences », on retrouve l’Arabie Saoudite, le Nigéria, l’Afrique du Sud, l’Inde et le Brésil.

 
Plus intéressant : moins d’un tiers des importateurs nets de cerveaux sont des pays développés. Les premiers exportateurs nets de cerveaux dans cette étude sont effectivement l’Espagne, le Royaume-Uni (inattendu ?), la France, l’Italie et l’Irlande.

Mai Nha

http://mai-nha.org/fr

Ni politique, ni religieuse, attachée aux meilleures pratiques du « non profit », installée dans un village à 200km d’Ho Chi Minh Ville (ex Saigon), Mai Nha Children Foundation Vietnam, créée par un couple d’anciens cadres dirigeants français, poursuit son action avec deux objectifs : permettre à 20 enfants orphelins de grandir en famille et de préparer leur avenir, améliorer la vie des enfants les plus démunis de la communauté locale (bourses scolaires et aide aux familles).

 
Deux ans après l’ouverture de la première maison, Mai Nha a contribué à bien des égards au bien-être des enfants de Thien Nghiep : les infrastructures de l’orphelinat et les deux maisons ont été achevées, 11 orphelins ont été accueillis et pris en charge, l’équipe s’apprête aujourd’hui à en accueillir 9 autres. 81 enfants ont reçu une bourse scolaire et 50 autres devraient faire leur rentrée dans la nouvelle école élémentaire en septembre.

AFFO (Association Française du Family Office)

A l’occasion de sa dernière AG, l’association présidée par Jean Marie Paluel Marmont (F. Mollat du Jourdin en est Secrétaire Général), soucieuse de maintenir diversité et vigueur des initiatives, a renouvelé une partie de son conseil d’administration. Bertrand Savouré, notaire, et Rémi Béguin (PatrimOne), l’ont en particulier rejoint.

 
Poursuivant ses travaux visant à favoriser l’émergence et la structuration du métier de family office, deux nouveaux livres blancs sont en phase de finalisation et devraient paraitre au cours des 12 prochains mois : « gouvernance familiale » et « allocation d’actifs » (sont déjà parus « philanthropie » et « formation »).

 
L’AFFO renforce par ailleurs son développement régional, soutenue par deux délégués, à Marseille et à Lyon. Le nombre de family offices en région est en effet significatif, même s’ils restent parfois plus difficiles à identifier, tant ils demeurent généralement discrets. La deuxième édition du « Prix de l’AFFO », qui récompense des étudiants de troisième cycle, pour leurs travaux en lien avec le métier et l’entreprise familiale, a été lancée pour une remise en fin d’année.
Enfin, les matinées thématiques se poursuivent mensuellement autour de thèmes larges (outils de consolidation patrimoniaux, liquidité du capital des entreprises familiales, choisir un fonds de private equity, perspectives immobilières en France et à l’international).