1er trimestre 2016

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avril 2016

Global family office report 2015

(UBS – Campden)
 

L’étude menée auprès de 224 family offices internationaux (37 pays), dévoile à nouveau les principales tendances de ce métier en constante évolution :

  • 40% des family offices sont européens, 34% sont américains. L’Asie représente 16% des acteurs sondés, tandis que les pays émergents et du Moyen-Orient constituent 10% du marché.
  • En termes d’investissements, les family offices semblent s’orienter vers plus de prise de risque. Les classes d’actifs privilégiées demeurent les actions (26%), le private equity (22%) et l’immobilier (13%). Comme en 2014, une partie très importante des portefeuilles est composée d’actifs illiquides (46%).
  • Les trois priorités demeurent la planification et la gestion trans-générationnelle, la consolidation des actifs et la cohésion familiale.
  • Enfin, sans pour autant avoir jusqu’à présent opéré hors du radar des régulateurs, les family offices se voient soumis à un nombre croissant de règlementations (Dodd-Frank Act et FATCA aux Etats-Unis, AIFM eu Europe,…). La hausse des coûts enregistrée en 2015 à (+7 points de base) est en partie la cause de cette inflation règlementaire.

PME : 10 ans pour quoi ?

 

Les belles PME européennes valent de nouveau aussi cher qu’avant la crise. Au 4ème trimestre 2015, comme lors du pic de la fin 2006, les PME et autres entreprises de taille intermédiaire ont été valorisées sur la base d’un multiple de 9,1 fois leur excédent brut d’exploitation, l’indicateur de performance qui sert de référence aux transactions. Le creux avait eu lieu au premier semestre 2009 : la moyenne des transactions tournait alors autour de 5,7 fois l’EBE. Après un sursaut en 2010 et 2011, les prix étaient redescendus à un multiple de 6,3 au second semestre 2012. Depuis, les valorisations n’ont fait que grimper dans la zone euro, à mesure que les perspectives de croissance s’amélioraient.

La volatilité de la Bourse suscite un certain attentisme, mais le volume d’affaires reste conséquent et le marché dynamique, avec plus d’acheteurs que de vendeurs. Les industriels s’y montrent les plus généreux, offrant un multiple de 9,2 contre 9 pour les fonds d’investissement.

Des processus d’enchères permettent de faire jouer la concurrence entre les prétendants. Il s’agit aussi d’attirer des candidats du monde entier : près des trois quarts des opérations réalisées en zone euro au 4ème trimestre ont été menées par des étrangers, dont 59% ne provenant pas de la zone. Profitant de la baisse de l’euro, les acquéreurs américains (38% des acquéreurs étrangers) et asiatiques (28%, un niveau record) restent particulièrement actifs.

Faut-il déduire de toute cette agitation qu’une bulle est en passe de se reformer sur le marché des rachats d’entreprises ? Les professionnels assurent que non : si les prix ont retrouvé les niveaux de 2006, les structures de financement apparaissent, elles, beaucoup plus raisonnables qu’à cette époque…

FinTech is London

Les FinTech, ces start-up appliquant les nouvelles technologies aux services financiers, promettant de révolutionner moyens de paiement, transferts et crédits, ne cessent de gagner en notoriété.

C’est à Londres que la croissance des investissements dans ce secteur est la plus forte. Les domaines des moyens de paiement, de la sécurité des transactions et du financement alternatif y sont particulièrement prisés. Le pays attire plus de 40% des investisseurs européens et les autorités font de leur mieux pour encourager ce secteur, aidées par les atouts indéniables de la ville. Londres concentre les plus grandes banques ainsi que les talents indispensables issus notamment des services informatiques. Enfin, le marché britannique est particulièrement prometteur pour ces start-up, étant l’un des plus avancés pour les services bancaires en ligne, si bien que même les banques choisissent de miser sur ces petites sociétés.

Si Londres est en tête, New-York, la Silicon Valley et Paris sont des concurrents sérieux. Mais la Chine en fait également partie, sept des cinquante FinTech les plus prometteuses du monde étant chinoises, selon un récent classement de KPMG.

La France innove

La France pointe au 3ème rang mondial pour le nombre d’entreprises et organismes innovants, selon un classement prenant en compte les brevets déposés.

Dix organisations tricolores ont ainsi été retenues par le groupe Thomson Reuters dans ce « Top 100 », compilé pour la 5ème année consécutive, qui reste dominé par le Japon (40 organisations) et les Etats-Unis (35). Trois entités françaises sont entrées dans le classement par rapport à 2014.

Les organisations françaises distinguées par Thomson Reuters sont les entreprises Alcatel-Lucent, Alstom, Arkema, Safran, Saint-Gobain, Thales, Valeo et les organismes CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et IFP Energies nouvelles.

Du point de vue des grandes évolutions, les secteurs comme les semi-conducteurs ont tendance à perdre du terrain, tandis que l’automobile, l’industrie pharmaceutique et l’industrie chimique se développent. Le palmarès est calculé à partir du volume de brevets, du taux de brevets acceptés comparé au volume déposé, à la portée géographique des brevets et à leur influence en aval.

L’Allemagne, avec quatre organisations, et la Corée du Sud (trois), détiennent respectivement les 4ème et 5ème places. En revanche, ni le Royaume-Uni, ni la Chine ne figurent dans le « Top 100 » après que le géant chinois des télécoms Huawei est sorti du classement cette année.

 

Epargnantes françaises – Peuvent mieux faire

Les Françaises épargnent beaucoup, mais ne savent pas faire fructifier leur argent, selon BlackRock ! Plus inquiètes que les hommes sur leur avenir financier, elles conservent des montagnes de liquidités : 62% de leurs économies dorment sur des livrets ou des comptes courants. Elles fuient la bourse et n’investissent leurs économies qu’à 2% d’actions, moins que les hommes (6%). La chute des taux d’intérêt ne les a pas incitées à modifier leurs habitudes : 38% d’entre elles n’ont pas changé de stratégie depuis un an, un record en Europe. Elles sont en proie au doute : alors que 57% des hommes ont confiance dans leurs propres décisions d’investissement, les Françaises ne sont que 37% à avoir la même foi.

La Suisse n’est plus la plus heureuse du monde

 

Le Danemark déloge la Confédération de la 1ère place du classement du World Happiness Report, présenté à Rome dans le cadre de la Journée internationale du bonheur, sous l’égide de l’ONU. L’étude analyse les conditions de vie dans 157 pays. Elle se base sur 38 indicateurs, qui vont du système politique au degré de corruption dans la société, en passant par l’éducation ou l’accès aux soins.

Nouveauté : ce 4ème rapport prend également en compte les conséquences des inégalités.

Un quatuor de pays se dégage une nouvelle fois en tête du classement: Danemark, Islande, Norvège et Suisse. Cette année, le Danemark – 3ème l’an dernier – a toutefois réussi à monter sur la première marche du podium. La Suisse occupe la seconde.

Milliardaires, chinois

En 2015, selon le classement établi par le groupe chinois Hurun, la planète comptait 2 188 milliardaires, soit 99 de plus qu’un an auparavant. Leur fortune cumulée s’élevait à $7 300Mrd (plus que les PIB cumulés de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne), en hausse de 9% en 2015 ! Bien plus que la croissance mondiale (2,9% selon l’OCDE).

Et si la planète compte de plus en plus de milliardaires en dollars, c’est essentiellement grâce à la Chine. Ainsi, avec 568 milliardaires, l’Empire du Milieu détient le plus gros contingent de très grandes fortunes de la planète. Désormais un milliardaire sur quatre est de nationalité chinoise. En cumulé, ces ultra-riches chinois ont une fortune de $1 400Mrd, l’équivalent du PIB de l’Australie. La Chine dépasse les Etats-Unis (535) qui dominaient ce classement depuis des décennies. En 3ème position arrive l’Inde qui, avec 111 milliardaires (11 de plus qu’en 2014), surpasse désormais largement l’Allemagne et la Grande-Bretagne (82 chacun). La France quant à elle progresse d’une place avec un gain de 5 nouveaux milliardaires pour un total de 51.

Côté ville aussi il y a aussi du changement. New York n’est désormais plus la capitale mondiale des ultra-riches. Avec 95 milliardaires, elle est dépassée par Pékin qui en dénombre maintenant 100 (+ 32 en 2015). Les autres grandes villes chinoises ont enregistré de spectaculaires progressions comme Shanghai (+20 en 2015), Shenzhen (+12) et Hangzhou (+10). Paris rentre cette année dans le top 10 avec 30 milliardaires résidents.

Si les milliardaires Chinois sont plus nombreux, ils sont toutefois encore absents du top 10 des plus grandes fortunes de la planète (le premier n’est « que » 21ème).

Active gestion collective

En 2015, les fonds collectifs (SICAV, FCP,…) ont renoué avec une collecte nette positive globale, à €21,6Mrd, contre -€21,4Mrd en 2014. La collecte s’est concentrée sur les fonds diversifiés (+ €14Mrd) et les fonds monétaires (+ €23Mrd). Le volume de souscriptions nettes de fonds d’actions est également positif : + €3Mrd.

A fin 2015, l’encours des fonds domiciliés en Europe atteint €12 637Mrd, un montant en hausse de 11,9% sur un an. Si l’on considère les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est effectivement réalisée, la France conserve la 3ème place, avec une part de marché de 15,8%, derrière le Royaume-Uni (21,4%) et l’Allemagne (18,1%), selon le bilan annuel de l’AFG. En incluant la gestion sous mandat, la gestion française est le 2ème marché européen, avec 20 % de parts de marché.

Baselworld 2016 morose

Pour sa 100ème édition, le salon mondial de l’horlogerie et de la joaillerie devrait avoir le cœur à la fête, mais le ralentissement qui touche le secteur inquiète les participants.

Les exportations horlogères suisses ont ainsi reculé de 3,3% sur un an, à CHF21,5 Mrd. Une première décrue après 6 ans de croissance. La situation économique mondiale n’a pas aidé. La croissance chinoise est en berne, le marché russe est à la traîne en raison des sanctions internationales et s’y ajoute la hausse du Franc.

Un indicateur avancé d’une économie durement touchée par la guerre des monnaies ? Dans un contexte de pression sur les prix, marqué par la force de la devise, neuf branches exportatrices sur dix ont terminé 2015 dans le rouge !

La propriété privée la plus grande du monde

Mis en vente pour $725M, le W.T. Waggoner Estate Ranch, au nord-ouest du Texas, vient d’être acheté par le propriétaire de la National Football League (NFL). Le domaine présente une surface totale de plus de 210 000 hectares (soit une superficie de + de 2 000 km², juste 20% de moins que le Luxembourg !). La propriété comprend 1000 puits de pétrole, plus de 12 000 hectares de terres agricoles, 6 800 têtes de bétail et 500 chevaux.