2ème & 3ème trimestres 2017

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juillet 2017

Art… (?) Basel

S’il y a bien une foire où il faut être, c’est Art Basel ! Une fois de plus, cette 48ème édition, du 14 au 17 juin derniers, a montré qu’elle est une plate-forme unique pour réunir l’art et la finance. La conjonction de ces deux mondes est l’un des meilleurs baromètres pour juger des affaires à l’international. Le volume du marché mondial a plus que triplé en quinze ans pour atteindre, en art moderne et contemporain, un chiffre avoisinant les $50Mrd. C’est dire combien l’art est devenu un placement, liant l’investissement au plaisir. Même si l’on se demande s’il y a encore un peu de passion dans tout cela…

Bâle donc. Dans cette bulle étourdissante, on vient pour acheter. Ou à défaut rêver devant ce fantastique musée à ciel ouvert représentant, selon AXA Art, plus de €3Mrd en valeur d’assurance. On y vient aussi et surtout pour fidéliser ses contacts, ou en nouer de nouveaux, comme le font Sotheby’s, Christie’s et Phillips en invitant la crème de leurs acheteurs sur les bords du Rhin. Le groupe UBS, principal sponsor d’Art Basel, la marque horlogère Audemars Piguet dont le soutien aux artistes contemporains est de plus en plus actif ou encore Ruinart, y reçoivent également quelques milliers de clients.

Lors de l’ouverture au public, certains stands comme celui de Marian Goodman, Hauser & Wirth ou White Cube, avaient déjà changé deux fois leurs accrochages. Depuis le vernissage, deux jours plus tôt, ces puissants marchands du carré d’or avaient déjà presque tout vendu.

Les affaires se sont faites à la vitesse de l’éclair, répandant instantanément un climat de confiance dans les allées : $2,5M (prix proposé) pour une toile explosive de Julie Mehretu chez White Cube; $5M pour un Gerhard Richter chez le nouveau venu de New York Di Donna; €8M pour un Sigmar Polke Nachtkappe I (Night CapI) de 1986 chez David Zwirner, pourtant moins attrayant que celui vendu à $4M, Untitled, chez Thaddaeus Ropac. Ou même celui à $3,5M chez Michael Werner. Pour un même artiste, les collectionneurs ont à Bâle un choix inenvisageable partout ailleurs dans le monde.

C’est le cas notamment de Jean-Michel Basquiat porté par le triomphe de son dernier record, en mai chez Sotheby’s New York, où une tête noire inquiétante sur fond bleu azur a été adjugée plus de $110,5M (€99,5M). Est-il encore temps d’acheter ce peintre mort à 27 ans d’une overdose que tous les collectionneurs s’arrachent, à commencer par le milliardaire japonais Yusaku Maezawa acquéreur des deux derniers records de l’artiste ?

En cumulant le nombre d’œuvres de Basquiat sur la foire, il y en a pour près d’une centaine de millions de dollars. Proposée à $35M sur le stand du nouveau duo Levy-Gorvy, la toile peinte en 1982 comme un triptyque en trois figures et intitulée Babyboom est la plus chère. Mais son prix est à la hauteur de la qualité de cette œuvre inédite sur le marché depuis 2001, date de sa vente à $1,6M chez Phillips. Après trois jours, elle n’avait pas encore trouvé preneur. Ce qui n’est pas le cas du Three delegates, proposé selon la galerie Aquavella au prix très raisonnable de $18M, pour un sujet pourtant un peu rude.

Art Basel est plus que jamais un énorme supermarché de l’art permettant de comparer les œuvres et les prix. Dans cette gigantesque bourse de l’art, les amateurs recherchent les artistes qui font le buzz. Ils veulent tous et toujours les mêmes, comme Mark Bradford, star du pavillon américain à la Biennale de Venise, vendu dans la minute, ou comme Olafur Eliason.

Pour les Français, cela reste plus dur, même pour Pierre Soulages qui vient de battre un record à $6,1M chez Sotheby’s. De nombreuses toiles étaient encore disponibles chez Karsten Greve (de 1,2 à €2M) ou chez Nathalie Seroussi qui offre aussi d’exceptionnels Max Ernst et Jean Tinguely (€750 000 la machine tournante à planter au mur), roi des machines en sa ville de Bâle.

À l’inverse des stands bling bling, sans effort de curating, où les pièces XXL sont à touche-touche pour en vendre le plus possible (Gagosian en tête avec son couple en cire d’Urs Fischer qui crée l’attraction à $850 000), les galeries françaises ont offert des accrochages plus en finesse, avec des mises en scène souvent très personnelles.

À l’image de celle du duo père fils, Marcel et David Fleiss (galerie 1 900-2 000), où cinq de leurs pièces phares sont remises en situation, grâce à des agrandissements photographiques, dans leurs lieux originels. Il en va ainsi d’un petit Marcel Duchamp dans l’intérieur de son premier propriétaire, Walter Arenberg et aussi d’un petit Pablo Picasso sur fond d’atelier d’André Breton (lui aussi vendu pour quelques millions d’euros, dès le lendemain du vernissage).

Cette année à Bâle, il y eut une effervescence comme jamais. Les marchands disent avoir rencontré beaucoup de collectionneurs qu’ils n’avaient pas vus depuis des années et notamment des chinois, des coréens et même des japonais de retour sur l’art occidental.

À l’inverse de la Fiac à Paris, ou même de la Frieze à Londres, les allées étaient remplies d’américains du nord et du sud et bien sûr d’européens. Beaucoup avaient fait le parcours de la Biennale de Venise à la Documenta de Kassel, pour une dernière halte à Bâle.

La fin d’un marathon de plus en plus fou, où l’art semble parfois n’être qu’un produit au service de politiques marketing efficaces, et de riches particuliers en quête de statut social, moyennant de confortables chèques. Investissement ou achat plaisir, bulle ou emballement, reconnaissance sociale ou collectionneur,… Il nous semble que l’art peut difficilement souffrir une « popularisation » à la façon de la finance. Comme pour les automobiles de collections, de la 2CV à la Ferrari (cf plus haut), le Best in Class est probablement la seule manière d’aborder le sujet de façon raisonnable.

Immobilier : partout comme ailleurs….

Sans aucun doute porté par des taux toujours historiquement bas et une ruée vers les actifs réels qui ne se dément pas depuis plusieurs années, l’immobilier mondial est demeuré un actif de choix en 2016 : volumes de transactions solides et rendements (très) favorables (même hors effet de levier). Quelques chiffres illustrent facilement le phénomène : rendement annuel, hors effet de levier, de 6,3% au cours des dix dernières années, passant à 9% sur les cinq dernières ! En vedette, l’Indonésie (15%), l’Irlande (14%) et les États-Unis (12%).

Les rendements immobiliers offrent beaucoup plus de sécurité que les rendements, incertains par nature, des actions. Les loyers fournissent une source de rentabilité stable quelle que soit la variation sous-jacente de la valeur de l’actif. Cette caractéristique est une des principales causes expliquant l’augmentation de la demande mondiale dans un environnement financier et économique indécis.

Dans ces conditions, la capitale allemande tire aussi remarquablement son épingle du jeu. Entre dynamisme culturel, coût de la vie mesuré (3 fois moins élevé qu’à Londres) et explosion économique (40 000 nouvelles start- up par an), Berlin attire chaque année près de 175 000 personnes dont une moitié d’étrangers. Il n’est donc pas étonnant de constater que son marché est l’un des plus florissants d’Europe.

En France, même si l’histoire a montré que la pierre n’aime pas les urnes, le marché immobilier a mis le turbo. L’année 2016 s’est conclue par des chiffres de ventes records : plus de 845 000 transactions dans l’ancien (+ 5%) et 120 000 ventes individuelles dans le neuf (+ 20%). Malgré des prix qui battent record sur record, notamment à Paris, le marché reste dynamique. Ainsi, on a constaté une hausse significative des ventes entre février et avril 2017, la demande restant soutenue dans un environnement de taux d’intérêt toujours favorable.

En un peu plus de deux ans, le prix au mètre carré a augmenté de plus de €1 000 (près de 15%) à Paris !

Dans les capitales européennes, on observe un phénomène d’un genre nouveau, conséquence directe d’un nouveau type d’hébergement touristique : l’effet « AirBnb ».

A Barcelone comme à Rome, ou encore Lisbonne, les habitants quittent les quartiers au charme d’antan sous la pression de l’inflation immobilière. C’est le syndrome du quartier du Marais à Paris. Ou de certains quartiers berlinois, qui comptent parfois davantage de locataires « Airbnb » que d’habitants. A Amalfa, quartier privilégié de Lisbonne, les autorités sont débordées entre l’explosion d’un tourisme de masse et la colère des habitants face à l’inflation généralisée des prix.

Ces excès constituent une véritable menace pour l’identité des quartiers. Le nombre de touristes hébergés à Lisbonne via Airbnb, numéro un mondial de la location de logements entre particuliers, a doublé en 2015 et atteint 433 000. L’hôtellerie classique a, quant à elle, accueilli 3,6 millions de visiteurs étrangers l’an dernier, une hausse de 7,5%. Dans la capitale portugaise, qui figure dans le top 10 des destinations Airbnb dans le monde, cette activité dépasse la simple «économie du partage» que cette entreprise prône : 28% des propriétaires ont plus d’une annonce active sur la plateforme et 73% des propositions concernent un appartement entier.

Des villes comme Berlin et San Francisco ont pris des mesures pour empêcher les propriétaires de retirer leurs biens de la location longue durée pour les consacrer au marché touristique, et ainsi freiner la flambée des prix. Paris s’apprête à faire de même à partir d’octobre.

Mais au Portugal, durement frappé en 2011 par la crise de l’Euro, la location touristique, déjà plus rentable, est encouragée par un taux d’imposition inférieur à celui de la location long terme. Cette politique, qui vise à attirer des investisseurs étrangers et à ranimer le marché immobilier, a permis la rénovation de nombreux immeubles dégradés. Mais elle risque d’aggraver le déclin démographique de Lisbonne, dont la population s’est réduite à 500 000 habitants, contre 800 000 au début des années 1980. Selon les experts, le nombre de logements disponibles pour la location longue durée s’est réduit de 33% en cinq ans dans l’ensemble du Portugal et, dans la capitale, les loyers ont augmenté en moyenne de 7,6% entre 2014 et 2015.

L’an dernier, les touristes hébergés à Lisbonne par Airbnb ont rapporté aux propriétaires €43M, auxquels s’ajoutent €225M de retombées indirectes. Si certains y voient une manne inépuisable, d’autres, de plus en plus nombreux, y voient le prix d’une authenticité en voie de perdition.

Par cette illustration « de saison », l’immobilier démontre tout l’impact qu’il subit de la révolution digitale. Les fondamentaux, ici encore, doivent constituer l’élément essentiel d’analyse de l’investisseur. Comme dans l’art, dans l’automobile d’exception ou dans les entreprises, et au-delà d’une conjoncture distordue par des révolutions en marche et des taux anormaux, le concept de best in class reste certainement un excellent moyen de préserver la valeur patrimoniale à long terme. Comme le disent nos amis d’outre-manche, « location location, location ». A moins que la révolution digitale et sociétale ne modifie le prisme d’analyse pour s’attacher aux nouveaux modes d’utilisation : use, use, use ?

Marchés financiers : vague ou courant ?

Les échéances électorales du printemps n’ont pas invalidé le bon début d’année, les marchés américains continuant même à battre des records. Cette normalisation politique s’accompagne aussi d’un début de normalisation des politiques monétaires de part et d’autre de l’Atlantique, avec des hausses de taux à prévoir dans les prochains mois (ou années pour l’Europe). Le tout dans un contexte économique mondial favorable, le léger ralentissement américain étant compensé par le dynamisme européen et chinois.

En Europe, soulagés par l’élection d’Emmanuel Macron, les marchés ont fortement rebondi. Les taux d’intérêts ont pris acte de cette situation positive et reflué, particulièrement en France, l’OAT à 10 ans passant de 1% à 0.5%. La croissance est toujours robuste, le chômage est à son plus bas depuis 2008, l’Italie continue de restructurer son secteur bancaire et les inquiétudes politiques s’estompent.

La fin de semestre a cependant été marquée par l’intervention de Mario Draghi : profitant de l’accalmie post- électorale et du dynamisme de l’économie européenne, il a laissé entrevoir une normalisation de la politique monétaire de la BCE et un futur ralentissement de ses interventions sur les marchés. L’effet immédiat a été un fort rebond de l’Euro face au Dollar, de 1.11 à 1.17, poursuivant celui post élection française, pour atteindre une hausse annuelle de 10% (au plus haut depuis 2.5 ans). Les taux d’intérêts européens ont suivi, le 10 ans français remontant à 0.9%.

Le virage sera progressif afin de ne pas faire augmenter trop vite la charge de la dette dans les budgets des états européens. Mais la BCE indique clairement la fin prochaine (fin 2018 ?) des politiques monétaires non conventionnelles.

Signe de l’optimisme retrouvé, l’Etat grec (même si l’on sait que la souscription a été quelque peu « soutenue »).a emprunté sur les marchés pour la 1ère fois depuis 3 ans, certes à un taux prohibitif (4.625% sur 5 ans, contre 0.7% pour le Portugal par exemple), mais c’est le signe que la confiance revient partout en Europe

Aux Etats-Unis, la croissance ralentit, mais les chiffres du chômage sont toujours très positifs. Et la saison des résultats du 2e trimestre, qui bat son plein, délivre pour l’instant des nouvelles positives : le dynamisme économique est toujours présent.

Les seuls nuages sont à Washington : après 6 mois à la Maison Blanche, Trump n’a fait voter aucune de ses promesses de campagne. Pourtant les marchés US continuent de surfer sur la vague d’espoirs créée par son élection et dépassent leurs plus hauts historiques. Alors même que les baisses d’impôts promises sont déjà actées par le marché, personne aujourd’hui ne semble se soucier de savoir si elles seront effectivement mises en place ou non…. Et aucune négociation n’a commencé avec le Congrès pour préparer le budget 2018. Il est vrai que les 8 années de paralysie législative entre le Congrès républicain et la Maison Blanche, sous la précédente administration démocrate, n’ont pas empêché une forte croissance et le retour du plein emploi (taux de chômage à 4.3%).

De son côté, la FED poursuit son cycle, avec 2 hausses d’un quart de point au 1er semestre (pour arriver à 1% aujourd’hui), avec peut être une 3ème hausse en fin d’année. Le rythme de ces hausses est scruté : elles signalent la bonne santé de l’économie et la fin des conséquences de 2008. Mais les marchés ont aussi apprécié de vivre avec de l’argent gratuit et se demandent comment revenir à une vie normale. La montagne de dette émise à travers le monde pour sortir de la récession post-2008 pourra-t-elle supporter une normalisation du coût de l’argent ? Les risques associés à cette normalisation expliquent l’extrême prudence de la FED et ses communications millimétrées.

Dans cette stratégie de remontée progressive des taux, les banques centrales sont heureusement aidées par une faible inflation, qui leur permet d’agir lentement. C’est le débat actuel des économistes : sommes-nous entrés dans une période d’inflation structurelle faible ? Une hausse conjoncturelle de l’inflation est toujours possible, par exemple à cause d’une hausse du prix des matières premières (comme fin 2016), ou à cause d’une baisse de la monnaie entraînant une hausse des produits importés (comme au Royaume-Uni après le vote du Brexit). Mais une hausse de l’inflation à long terme doit passer par des hausses de salaires.

C’est une des questions que pose la reprise économique américaine : 7 années de croissance, le plein emploi, des trillions de dollars injectés dans l’économie mais une inflation qui ne dépasse pas l’objectif des 2%. Les raisons sont multiples, l’une des principales étant la faiblesse des pressions salariales.

En Europe, où le chômage est encore de 9%, cela peut s’expliquer. Mais aux Etats-Unis?

Une des réponses est certainement à chercher dans la révolution technologique et le bouleversement de l’organisation de la production qui en découle, bon ou mauvais. Progressivement intégré au monde du travail, et sans extrapoler sur l’uberisation généralisée de l’économie ou les possibilités qu’ouvrent la robotique ou l’intelligence artificielle, ce bouleversement contiendrait les pressions salariales et repousserait la hausse généralisée des salaires.

Du point de vue de l’investisseur, un monde sans inflation est un monde où les taux n’ont pas vocation à augmenter : une période prolongée de taux longs entre 2 et 3% est tout à fait possible.

Côté actions, les bouleversements technologiques ouvrent une période d’incertitude, pleine d’opportunités. Car les leaders de demain se construisent aujourd’hui. Tous les secteurs sont concernés, même les « vieux » métiers : l’entrée fracassante d’Amazon, qui rachète un distributeur alimentaire, a immédiatement entrainé une chute de 5% à 15% de toutes les valeurs du secteur. Car personne n’est plus certain que les leaders actuels seront toujours là dans 10 ans….

D’ici là, quid de la fin d’année ?

La volatilité sur les marchés est à un plus bas historique, signe que les opérateurs ne voient aucun problème à l’horizon (ce qui peut, en soi, constituer un motif de prudence…..) : même les évènements géopolitiques, comme la crise au Moyen Orient, n’ont pas fait bouger le pétrole ou l’or.

La forte hausse de l’Euro pourrait devenir plus problématique, si elle se poursuivait en agissant comme un frein potentiel à la croissance retrouvée du vieux continent. Et déjà les marchés « pricent » l’évènement par un décalage de performance, ces dernières semaines, entre US et Europe. Mais faisons confiance à Mario Draghi pour intervenir si le niveau de l’euro commençait à perturber les exportations européennes.

Côté politique, le Brexit ne sera pas un sujet avant 2018. De même en Chine, le gouvernement communiste prépare son prochain congrès de l’automne et ne veut pas être perturbé par des problèmes économiques : le nécessaire sera donc fait pour repousser les problèmes à 2018….

Santé politique et économique en Europe, bons indicateurs US malgré une croissance ralentie, marchés confiants face aux risques géopolitiques (Moyen Orient, Corée du nord, Brexit…), évolution des taux gérée avec une prudence extrême par les banques centrales, …etc. La liste des motifs de se réjouir paraît longue. Les opportunités sont présentes, en Europe plus qu’aux Etats-Unis vu les valorisations. Il faut donc savoir se laisser porter par de tels cycles, mais … la vigilance doit demeurer. Surtout lorsque les consensus se font trop forts, que le marché US est au plus haut après 8 ans de hausse ininterrompue, que les taux sont tendus, la déflation (par les salaires) toujours potentiellement menaçante (alors que l’inflation des actifs – immobilier, collection…etc- ne se retrouve pas dans l’économie), la géopolitique incertaine….

Les prises de profits régulières et systématiques sont sans doute l’une des meilleures méthodes pour traverser une telle période, pleine d’interrogations et d’incertitudes, malgré l’optimisme ambiant.