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avril 2019

L’UE et la chocolaterie

A l’instar de Willy Wonka et son fameux ticket d’or pour visiter sa chocolaterie, certains états de l’Union Européenne octroient des passeports et des visas «dorés» à des citoyens ressortissants d’état tiers, sous conditions de ressources financières importantes.

La Commission Européenne a de nouveau dénoncé ces dispositifs et promet d’intensifier l’examen des conditions d’attribution.

Cette pratique, apparue dans les années 2000 et qui s’est développée afin d’attirer les capitaux étrangers, est présente sous diverses formes dans 20 états de l’Union Européenne.

Les conditions requises sont très différentes d’un pays à l’autre, qu’il s’agisse du montant à investir (de €13 500 à €5M) ou du type d’investissement à réaliser (investissement mobilier, don à un organisme caritatif ou à un club sportif,…).

Malte, Chypre et la Bulgarie sont particulièrement pointés du doigt dès lors qu’il est possible d’y acquérir une nationalité permanente et complète, avec la libre circulation dans l’UE qui l’accompagne, à condition d’y investir entre €800 000 et €2M, sans qu’aucune obligation de résidence n’ait à être respectée.

A noter que l’OCDE avait également critiqué, en 2018, le système des passeports et visas « dorés », présent dans 90 états du monde, en ce qu’il permettrait d’échapper aux contrôles réalisées par l’échange automatique d’information et d’éviter les contrôles de l’état d’origine sur les montants détenus à l’étranger par son ressortissant. Sans parler du contrôle sur l’origine de l’argent…

Irrépétible…

Une révolution dans les palais de la République : les juridictions administratives de France, jusqu’au Conseil d’État, ont depuis le 1er janvier adopté un nouveau mode de rédaction de leurs décisions, abandonnant des formules centenaires, comme le « considérant que », qui introduisent d’interminables paragraphes.

Permis de construire, changement de nom, crèche dans les mairies, burkini sur les plages, circulation sur les voies sur berge : la juridiction administrative tranche les litiges opposant une personne privée à l’état, une collectivité territoriale ou un établissement public.

L’ancien « Conseil d’Etat du Roy » a renoncé à des siècles de « considérant que », qui ponctuait les débuts de chaque paragraphe, au profit d’un unique « considérant ce qui suit » placé au début de la décision et offrant l’immense avantage de passer au style direct.

Le Conseil d’État recommande, dans un copieux vade-mecum à destination des professionnels, de bannir une série de formules désuètes, inusitées ou latines et donc sibyllines pour le plus grand nombre. Ainsi, foin des « ester en justice », « irrépétible », « ultra petita » ou « susvisé ».

Le rédacteur, qui écrit pour différents publics, doit veiller à ce que sa décision soit, pour les parties qui en sont les premiers destinataires, lisible, convaincante et intelligible.

Dans un souci de lisibilité, un paragraphe ne doit pas excéder une demi-page et une phrase ne doit pas, en principe, dépasser quelques lignes, plaide la haute juridiction qui dispense aussi des conseils de mise en page !

Un verre, ça va, trois verres…

Le célèbre slogan français n’a visiblement pas passé la frontière belge, où une étude du cabinet de conseil en RH Securex, menée auprès de 1 500 salariés dévoile que 22% des travailleurs belges déclarent boire plus de deux à trois verres d’alcool par jour. Selon la même étude, réalisée chaque année, ce pourcentage n’était que de 14% en 2015.

La hausse, quasi continue depuis 2010, refléterait des conditions de travail de plus en plus difficiles. L’étude pointe notamment que les salariés qui envisagent de changer d’employeur à court terme boivent presque deux fois plus que ceux satisfaits de leur situation. Elle établit aussi un lien de causalité avec le stress généré par les transports, dans un pays où les bouchons sont fréquents et les trains d’une ponctualité toute relative.

Dans le détail, le problème serait, selon l’étude, plus marqué en région Bruxelloise qu’en Flandre et en Wallonie, frapperait deux fois plus les hommes que les femmes et irait croissant avec les responsabilités.

Le constat dressé par l’étude fait écho à celui du panorama de la santé 2017 publié en avril dernier par l’OCDE, qui sacrait la Belgique championne du monde de la consommation d’alcool, avec 12,6 litres d’alcool pur par an par habitant (contre 11,9 litres pour la France, troisième derrière l’Autriche). Soit l’équivalent de 134 bouteilles de vin ou de 1 008 demis de bière.

La révolution socio-écologique sera donc peut-être la solution à ces excès…

Legor

D’après l’analyse d’un professeur russe d’économie, investir dans des boîtes de Lego pourrait être plus rentable qu’un investissement en bourse ou dans l’or !

Ce dernier a analysé les prix de vente de près de 2 300 boîtes de Lego à thème, vendues entre 1987 et 2015, et a comparé leur prix lors de leur sortie puis à la revente en 2015.

Conclusion, les boîtes de collection à thème comme Harry Potter ou Star Wars ont notamment vu leur valeur augmenter en moyenne de 11% par an, soit un rendement supérieur à celui des principales valeurs boursières américaines. Il existe même des sites Internet qui affichent les valeurs et les cotes des boîtes Lego !

Prospérité partagée ?

D’après la Banque mondiale, cinq pays concentrent plus de la moitié des pauvres dans le monde ! En 2015, sur les 736 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (moins de $1,9 par jour), 368 millions vivaient dans les cinq pays suivants : l’Inde (24%), le Nigéria (12%), la République démocratique du Congo (7%), l’Éthiopie (4%) et le Bangladesh (3%).

La bonne nouvelle est que le taux d’extrême pauvreté dans le monde est passé de 36% à 10% sur les 25 dernières années, ce qui est équivalent à un recul d’un point par an en moyenne. Selon les projections de la Banque mondiale, l’extrême pauvreté devrait même être éradiquée en Inde et au Bangladesh en 2030.

Il est cinq heures

D’après la dernière étude du très sérieux The Economist, Paris devient la ville la plus chère au monde, ex-aequo avec Singapour et Hong-Kong. Le reste du Top Ten est complété par Zurich, Genève, Osaka, Seoul, Copenhague, New-York et Los Angeles. Londres disparaît du classement à cause de la dépréciation du Sterling, liée au Brexit.

Notre capitale est ainsi la ville où le coût de la vie est le plus important au monde ! 160 produits et services ont été comparés pour établir ce classement, tels que l’alimentation, l’immobilier ou encore l’éducation et les transports.

A contrario, les trois villes où le coût de la vie est le moins élevé sont : 3ème Tachkent (Ouzbékistan), 2ème Damas (Syrie) et 1ère Caracas (Venezuela).